03.01.2010
Les Brèves d’Hélyoncentrique
> PIE XII bientôt « déatifié » ? La promotion du souverain pontife en tant que « Vénérable » sent un peu le Reichauffé … Mais le pape est infaillible, c’est donc benoitement Ratzinger in the nose !
> Laval, mon poteau ? Comparé à Laval par le député Cambadélis, Eric Besson dépose plainte. Dans pareille comparaison, on ne sait qui a le plus de motifs de se plaindre.
> Meilleurs vieux 2010. Le conseil constitutionnel a laissé quelques étrennes à Notre Agité Dansant en censurant le dispositif de taxe carbone. « Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux » …
> Prime à la casse. En raisons de résultats exceptionnels cette année à leurs postes respectifs, Messieurs Pepy (SNCF et surtout Eurostar … « Let it snow, let it snow … ») et Dominique-Jean Chertier (Pôle Emploi) - un administrateur qui monte, qui monte, qui monte, comme le chômage dont il a la charge – ont été promus dans l’ordre de la Légion d’Honneur. S’agissant de M. Pépy, je suggère qu’à la faveur de sa remise de gigouillette, on le fasse attendre 8 heures sans eau et sans nourriture dans un tunnel …
> Horresco referens. Le Lebensraum de l’extrême droite ayant été ein bischen anschlussé par Notre Klein Timonier, les vieilles habitudes reprennent. A ceux qui croyaient que l’extrême droite marinait dans des eaux diaphanes d’une ultimogéniture blonde, qu’elle était désormais ad vitam rangée des panzers, le symposium « Conquête de l’Etat, pour rendre la France aux Français” organisé à Lyon récemment rappelle que lorsqu’on chasse le naturel, il revient en Camaro. En effet, cette rencontre - que dis-je cette kermesse champêtre, virile, tridentine et sédévacantiste à la faveur de laquelle les cinéphiles auront sans doute profité d’une rétrospective des meilleurs plans de Leni Riefenstahl et d’un ministre-docteur dont j’éviterai de prononcer le nom par mesure d’hygiène - a offert aux amateurs de récits de guerre de faire une balade olfactive parmi une vaste prairie de fleurs les plus érugineuses les unes que les autres. Bruno Gollnisch, ayant du temps libre depuis son exclusion de l’université Jean Moulin pour cinq années et pour de bonnes raisons, est venu à la rencontre d’un parterre qui aurait fait pâlir de jalousie Charles Trenet, Maurice Chevalier et Tino Rossi réunis. Aux côtés de Pierre Sidos, de l’ « œuvre française », on a pu observer combien Bruno Gollnisch sait passer outre son euroscepticisme, gambadant parmi les phalangistes espagnols et les rexistes belges.
> Guest Apôtre. A l’occasion de cette « Garten-parti », il se murmure que lors d’un dîner hommage à Robert Brasillach au cours duquel on devine à qui furent portés les toasts, avec l’aval des organisateurs et le sponsoring de nos meilleures eaux de régimes dont seule l’Auvergne a le secret, une apparition – pas franchement mariale – a eu lieu : celle du sinistre Vincent Reynouard – que d’aucuns surnomment déjà « Nuit et Trouillard » en raison de ses multiples condamnations pour négationnisme auxquelles il se soustrait avec une lâcheté qui n’est pas sans rappeler l’ardeur qui poussait au train certains cadres de l’administration française sur la route de la collaboration bien avant de prendre celle de Sigmaringen. Il est à espérer que les personnes présentes n’aient pas reconnu le fuyard, auquel cas elles se seraient rendues complices de cette cavale peu glorieuse ce qui, au-delà de la faute morale, est un délit que mon ardeur républicaine ne manquera pas de dénoncer dans la seconde au procureur de la République.
21:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.12.2009
Propagande UMP : Le pire n'est jamais décevant
10:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.10.2009
Monseigneur Lefebvre 0, Jacques Weber 1
22:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.10.2009
Sarkozy ne manque EPAD’air !
A lire comment Notre Infaillible Nespote tente d’offrir à Sa Progéniture un avenir radieux à la tête de l’EPAD, je me dis que Lucrèce B. (aucun lien avec Carla B. me souffle-t-on de source berlusconienne) et toute sa famille risquent de se retourner de joie dans leurs tombes, en tout cas pour ceux qui en ont une.
Pourquoi après Nicolas le Petit faut-il que nous ayons Jean le Nano ? Quelle désastreuse infamie que de voir en public se distribuer dans le cercle familial du chef les prébendes et les titres, comme si la nuit du 4 août n’avait pas été assez longue, comme si la règle de la primogéniture mâle avait survécu au 21 janvier 1793 …
Il faut dire que Jean Sarkozy est plein de mérites. Né d’une mère corse et d’un père collateur, barbotant dans le paupérisme et le bon goût français, Charles Pasqua toujours à proximité des fonts baptismaux (la police les recherche d’ailleurs toujours depuis), Jean Sarkozy s’est donné la peine de naître en 1986. Justifiant à lui seul les efforts de Valérie Pécresse en matière de lutte contre l’échec en licence (il a redoublé ses deux premières années à l’université), il est parvenu à force de courage à atteindre la deuxième année de droit à l’âge de 23 ans, ce qui, parmi les prévionnistes les plus taquins, fait déjà dire qu’il risque d’obtenir son doctorat à l’âge où d’aucuns, modestes, constatent qu’ils ont réussi leur vie à l’aune de la taille de la tocante rutilante qu’ils arborent à leur poignet déformé par plusieurs décennies d’activités courtisanes intenses et qui, soit dit en passant, leur donne l’impression, au midi de leur existence neuilléenne, d’être notoirement brillants.
Jean II le Blond, donc, n’est pas un forcené de juridisme et contrairement à d’autres, n’a pas besoin de bourrer les faxs des ministères pour espérer devenir haut fonctionnaire.
Il a reçu en sus et en donation au dernier clinquant, comme nous l’assènent l’UMP à longueur de communiqués indigestes, l’onction du suffrage universel, élu « brillamment » conseiller général à l’âge de 22 ans et au premier tour dans une circonscription où même Dominique Perben aurait eu des chances de l’emporter dès le premier tour. Et le petit Jean de se faire élire, les Balkany en couverture – ce qui, chacun l’admettra, tiendrait chaud aux détenus de nos plus mornes maisons d’arrêt – président du groupe UMP du conseil général des Hauts-de-Seine. Pour sûr que si le service militaire existait encore, il l’aurait fait dans un régiment de fils d’archevêques avec des bottes payées par Papa …
Tout cela pour dire qu’à regarder les mérites de Jean Sarkozy et ses prétentions à gérer la manne financière de l’EPAD, je songe sérieusement à postuler moi aussi et j’invite tous les français ayant au moins BAC + 2 à le faire. Toutefois, j’ai d’immenses défauts qui feront sans doute la différence avec Jean Sarkozy : j’ai bac + 5, je suis fils de paysan et je suis républicain.
Amitiés antysarkozystes,
Hélyoncentrique.
19:31 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.09.2009
"Ami entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
La délation - avec anonymat garanti par le grand emprunt - est autorisée par mail dans le département de l'Essonne .... Un message est adressé par Hélyoncentrique à toutes ces bonnes âmes qui ne manqueront pas de sauter à pieds joints dans leurs pulsions graphomaniaques ...
"Délateurs, délatrices de l'Essonne, futurs collaborateurs de l'Etat Français,
La République a besoin de vous, vous qui rongiez votre frein de ne pouvoir balancer comme à la bonne époque qui votre voisin aux ébats tapageurs, qui votre employeur adultérin, qui le petit couple du 3ème n'ayant pas déclaré son téléviseur, qui l'étudiant d'en face ayant sombré, avec l'aide du CROUS, dans les paradis artificiels, qui l'épicier d'en bas ayant pris des libertés avec l'URSAAF.
Comme vous êtes un bon Français attaché à la tranquillité publique et surtout à la vôtre, la République garantit votre anonymat et le corbeau sur l'arbre demeurera perché afin de poursuivre son oeuvre de sentinelle étroniforme.
Par ailleurs, le service public de la Poste ayant été infiltré par les forces modemo-bolcheviques, il sera démantelé. Vous aurez donc la possibilité de jouer à la dénonce directement et discrètement par mail. Une application dédiée devrait enfin être mise en place très prochainement sur votre Heil-Phone..."
13:15 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
21.09.2009
Valérie Pécresse, bientôt au Gymnase
16:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Corbeil-Essonnes le glas ?
La ville de Corbeil-Essonnes sera-t-elle prise d’assaut le 27 septembre prochain par la gauche ? De quoi briser en plein vol les espoirs des héritiers du bon Serge qui, jeune perdreau naïf de la vie politique, avait encore tant à attendre d’une carrière politique prometteuse avant que la justice ne le rendît inéligible.
Le plus drôle dans cette histoire – enfin drôle pris dans le sens de « drôle de guerre » ou encore « drôle de drame » - est sans doute l’initiative du candidat Vert qui, désespéré de pratiques électorales qui rendraient assurément jaloux Jean Tibéri et feu Omar Bongo, a demandé la venue de l’OSCE pour observer le scrutin. Une organisation chargée de déléguer des observateurs dans des pays fragiles ou en voie de démocratisation. Gageons que les amis de Dassault quitteront la mairie à tire d’aile sous l’effet des rafales de bulletins socialistes …
10:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.09.2009
Le doigt d'honneur d'Eric Besson, ministre de la République
Eric Besson s'est amusé à faire un doigt d'honneur à des journalistes qui, ils sont rares de nos jours, avaient mis le doigt là où ça fait mal. Outre le fait que ce geste est peu glorieux pour un ministre, fût-il sarkozyste, ce geste aura un autre mérite : nous apprendre que Eric Besson a encore un doigt. Quant à l'honneur ...
20:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Hortefeux, qu'il se démette ! Signez la pétition ...
17:56 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.09.2009
Hortefeux d'artifices
Quand Brice parle, c'est la Walkyrie. Et quand il écoute Wagner, il a envie d'envahir ... l'Auvergne. Il semblerait en effet que Notre Ministre de l'Intérieur ait dépassé les borgnes et franchi la ligne .. de démarcation, ce qui, chacun l'aura remarqué, renoue avec une tradition auvergnate bien connue des amateurs d'eaux de régime. En effet, Notre Brice de Neuilly vient de déraper à la vitesse d'un préfet hors cadre à l'approche d'un portique de sécurité aéroportuaire. A une remarque acerbe dont seules les militantes UMP clientes d'Intermarché ont le secret - "C'est notre petit arabe...", l'occupant de la Place Beau(f)eau a répondu "Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes. Allez, bon courage…". Et Hortefeux de dire, pour sa défense passive, que ces mots renvoyaient à la communauté auvergnate. Fadela Amara, auvergnate, ne manquera pas d'apprécier et le lobby bougnat risque de se constituer partie civile ... Hortefeux est d'ailleurs passé Maître dans la reconduite des Auvergnats à la frontière, comme jadis Charles Martel à Poitiers... Et hop, tous dans le Téoz ... Inventif, il nous dira sans doute dans la semaine que ladite phrase renvoyait qui à la famille Mitterrand, qui à la fratrie Debré, qui aux fameux duettistes des Hauts-de-Seine Nicolas et Jean, qui aux Thénardiers de Levallois-Perret. Ce en quoi nous serions en droit de lui donner raison. Mais ces propos confirment qu'Hortefeux barbotte dans l'ethnocentrisme plus que dans le centrisme ... Seignosse'tentatoire de racisme ? La justice nous le dira et au besoin, je l'espère, la Cour de Justice de la République, auparavant purgée de toute forme de bougnattitude pour cause de suspicion légitime ... Qu'il se démette, vite ! Et dire qu'il voulait réhabiliter Vichy - je parle bien évidemment de la sous-préfecture de l'Allier et non pas du régime éponyme.
14:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.08.2009
Remaniement mais un jour avouera
Les mousquetaires du sarkozysme seront plus nombreux à la rentrée, et ce sans compter les hordes de versaillaises emperlousées qui rodent dans les rayons de nos plus mornes Intermarchés. En effet, par la grâce de Notre Despote des 200 familles, le sarkozysme miséricordieux s'apprête à élargir le gouvernement. On annonce l'arrivée de ce cher Frédéric Lefevbre, cardiologue amateur, à un secrétariat d'Etat à la Consommation. Comme ça, avec Lefevbre, la ménagère UMP encline à soutenir un ministre en goguette, passera incognito au 20 heures, grimée par les maquilleuses de Jean-Luc Delarue, en expliquant qu'elle est militante socialiste et qu'elle soutient l'action du gouvernement. Le pauvre Novelli, dont le CV est à lui seul une magnifique synthèse des meilleurs opuscules de feu René Rémond dédiés à l'histoire des droites, se verrait déchargé d'une partie de ses attributs ministériels. Par bonheur pour lui, il en avait peu.
Enfin, le radicalisme de gauche, auquel, soit dit en passant il manque essentiellement deux choses, c'est-à-dire qu'il soit radical et qu'il soit de gauche, risque de rejoindre le gouvernement en la personne de Paul Giacobbi, au portefeuille de la fonction publique, comme son grand-père le fut du 2 au 12 juillet 1950, à cette époque glorieuse où l'on pouvait être ministre parfois plus de 24 heures.
Un regret : on aurait applaudi à l'arrivée de Philippe de Villiers au gouvernement. Cette nomination aura pu permettre de rétablir un peu de piété dans ce monde de Rolex et mannequins rechapés. Il semblerait que la chose ait avortée mais on ne doute pas de l'ardeur avec laquelle le vicomte fera tout, comme à l'accoutumée, pour combattre ledit avortement...
12:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.08.2009
No comment
Avant de retrouver les aventures de notre flaccide aminé Badinguet et de sa falote souteneuse plus connue sous le nom de "La Veuve Mao", Hélyoncentrique inaugure une nouvelle rubrique intitulée "No comment" à la faveur de laquelle l'histoire des Lyonnnais exhalera, selon les goûts et les humeurs, le vert-de-gris ou l'héroïsme, l'académisme ou l'intelligence. NB : la vidéo de ce jour date du 16 juin 1944, alors que De Gaulle a déjà regagné la France, que les martyrs d'Oradour sont encore tièdes ... Mais soyons rassurés, une foule toute aussi nombreuse qu'interchangeable a acclamé De Gaulle en septembre, ou comment passer très vite du Maréchal au Général et, très vite, hélas, du général au particulier ...
15:29 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.08.2009
Intermède musical : toute ressemblance avec des faits réels serait ô combien fortuite
11:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Message gouvernemental
10:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.08.2009
Déplacement de François Fillon : annonce urgente
Service de commnication du gouvernement recherche figurants pour visite du premier ministre à Saint-Michel-en-Grève - je pouffe. Recherche notamment algues non vertes, bleu-UMP de préférence, pour propagande gouvernementale. Conseillères municipales divers droite et/ou divers blondes s'abstenir, filon grillé.
21:53 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Hélyoncentrique lance le prix Potemkine : Luc Chatel premier lauréat
Devant la recrudescence de manipulations grossières et néanmoins gouvernementales, Hélyoncentrique a décidé d'attribuer dès que l'occasion se présentera le prix "Potemkine", du nom du célèbre ministre de la tsarine Catherine II, devenu Grand Expert de toutes les Russies en bidonnage. Il s'agira de récompenser celles et ceux qui, d'une manière ou d'une autre, participent à des opérations visant à enfumer l'opinion publique par des procédés dignes de cet esprit de propagande qui manquait tant à la France ...
Le premier lauréat est bien évidemment ce cher Luc Chatel, porte parole du gouvernement, venu constater avec le très humaniste Hervé Novelli, la baisse des prix sur les fournitures scolaires dans un supermarché de la région parisienne, lequel noble établissement ayant été - par on ne sait qui et moi-même je me perds en conjectures - soigneusement garni par Intermarché de ménagères très adroites préalablement dotées de magnifiques brosses à reluire et autres tonneaux de brillantine. Sans oublier la spontanée conseillère municipale divers droite présente sur les lieux, qui, à la vue de Luc Chatel, se trouvait mutatis mutandis dans la position de Bernadette Soubirous devant une apparition de la Vierge. L'UMP voit dans cette situation la main de la Divine Providence : " Les militants ont pu être informés par les sites Internet ou autre, et souhaiter se déplacer pour voir le ministre." (Dominique Paillé). De quoi se boyauter pour les siècles des siècles ... Parmi les eaux de régime, on connaissait déjà la Chateldon. A quand la Chatelbidon ... Le ministre, blanc comme un cierge pascal, est venu sur les écrans dire son étonnement. On peut l'être. En effet, certaines clientes du magasin n'auraient pas été préalablement inivitées.
17:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.08.2009
Brèves aoutiennes
Suggestion de présentation. Le préfet Girot de Langlade, dont le parcours montre les progrès que pourraient encore accomplir les formations aux humanités dispensées au prytanée militaire de la Flèche et à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, a été suspendu de ses fonctions de "coordinateur local des états généraux de l'outre-mer pour l'ile de la Réunion" après une plainte pour injure raciale déposée par une employée de la société Sécuritas de l'aéroport d'Orly. Il se murmure que Notre Balaise Vagal envisagerait de nommer le hobereau sus-suspendu à la fonction très enviée de coordinateur de l'assemblée de co-propriétaires du Cap Nègre, avec pour mission de régler l'épais dossier du tout à l'égout. Un préfet hors cadre mais dans son élément ? Pour ma part, je demeure sceptique.
Maritonnade estivale. Hervé Mariton, député de la Drôme, ne laisse aucun moment de répit à ses admirateurs, et persiste à servir, nonobstant la moiteur estivale, son habituelle maritonnade tiédasse. En effet, alors que Philippe de Villiers prépare sa fusion-acquisition avec l'UMP pour éviter le dépôt de bilan et la saisie du manoir par les colonnes infernales de ses créanciers, Hervé Mariton, toujours miséricordieux, est venu sur France Inter délivrer au futile vendéen susagenouillé un brevet de moralité, sans oublier de mentionner que le parti villiériste est infiniment plus fréquentable que celui de Jean-Marie. Ach, grossmalheur ! Hervé Mariton serait-il atteint de troubles de la mémoire qui lui feraient oublier que, pour devenir vice-président de la région Rhône-Alpes, il s'était acoquiné, toute honte bue, avec le FN ? ... Tantum ergo sacramentum ... C'est beau comme un Greuze.
22:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.07.2009
Bientôt sur Hélyoncentrique
A lire prochainement sur Hélyoncentrique : Les incroyables aventures de Badinguet et de la veuve Mao, conte très peu académique.
A bientôt
11:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02.07.2009
Par où t'es rentré, on t'a pas vu sortir ?
Lu dans compte rendu du conseil des ministres du 1er juillet :
" M. Roger KAROUTCHI, ancien ministre, est nommé ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l’Organisation de coopération et de développement économiques"
17:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.06.2009
Section spéciale
La chambre criminelle de la Cour de Cassation a cassé sans renvoi l’arrêt de la cour d’appel de Lyon qui avait condamné pour contestation de crimes contre l’Humanité Bruno Gollnisch, leader minimo minimorum de ce qu’il reste de Front National en France. La Haute juridiction a connu des heures plus glorieuses mais il faut s’incliner devant la justice des hommes qui, comme les hommes, n’est pas exempte de faiblesses, de pusillanimité voire d'empathie. Ite missa est.
Evidemment, notre Rodomont amphigourique - au demeurant privé d'amphi - n’en peut plus de crier à l’erreur judiciaire enfin réparée, osant même des comparaisons audacieuses dans la bouche d’un membre du Front National, s’installant à la suite de Dreyfus là où l’on aurait davantage vu Maurras, le style en moins mais « La Gerbe » en plus.
Mais que le Sire de Limonest se calme et règle son peacemaker avant de tenter d’enfoncer des portes qui resteront fermées.
Dreyfus, lui, a été victime d’un complot antisémite, d’un plan concerté d’humiliation des Juifs avec faux en écriture à l’appui. Gollnisch aura du mal à trouver autour de lui des faux en écriture et des faux témoignages, quant aux antisémites …
Il ne sera pas réintégré dans la cour de l’Université Jean Moulin Lyon 3, jadis encombrée par les camions de traiteurs et les livreurs de Loden, parce que son exclusion disciplinaire pour cinq années est, quant à elle, aussi certaine que l’extermination des Juifs est un fait irréfutable. Si la faute pénale n’a pas été retenue pour des raisons encore inconnues, la faute disciplinaire est avérée, jugée et confirmée par un Conseil d’Etat dont on connaît par ailleurs les penchants miséricordieux. L’Université, pour le moment, semble mieux armée que la société pour mener à son terme le combat des valeurs.
22:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.12.2008
Pour l'honneur d'un recteur

L'Etat dans lequel nous errons semble peu propice à la reconnaissance des mérites et des services à lui rendus. En effet, Alain Morvan, ancien recteur d'académie kärcherisé pour avoir été autre chose qu'un préposé gourdiflot à l'inauguration des chrysanthèmes, semble subir les assiduités d'une administration sarkozyste qui n'aura jamais été aussi tatillonne en matière de reconnaissance des talents. Il suffit d'ailleurs de regarder la composition du gouvernement actuel pour comprendre assez vite que le problème de la compétence n'a pas taraudé ceux qui ont composé le très fleuri bouquet ministériel.
Alain Morvan, donc, a continué à être à la fois recteur et universitaire alors que dans le même temps certains de ses collègues s'échinaient à être d'aussi nuls recteurs qu'ils le furent des années durant en étant universitaires, et a fait soutenir des thèses là où d'autres faisaient soutenir des ministres ou des candidats aux élections municipales. Ajouter à cela qu'il a publié des ouvrages reconnus par ses pairs, injure suprême dans un régime où la Princesse de Clèves est conspuée par un Sarkozy qu'on imagine désemparé à la lecture de phrases qui comportent autre chose qu'un sujet, un verbe, un complément et un solécisme totalitaire.
Alain Morvan, donc, redevenu universitaire sans jamais avoir cessé de l'être, s'est récemment vu refuser l'octroi de la prime d'encadrement doctoral et de recherche, par la seule volonté du prince, sans motivation autre que les calembredaines éhontées d'un chefaillon de Gloriette. Le problème d'Alain Morvan ? Il a écrit un livre polémique que les sarkozystes – c'est l'exception qui confirme la règle - ont lu et bien qu'ils n'aient pas compris toutes les grappes de gentillesses jetées à leur face d'ectoplasmes boursouflés d'arrivisme, en ont perçu la portée antisarkozyste et ont décidé de lui mener une vie impossible.
Ces pratiques déshonorent leurs auteurs, le mot auteur ne devant pas être entendu ici au sens d'écrivain car ces gens-là seraient bien incapables d'écrire autre chose que des rodomontades paperassières et soumises au chef et à la peur d'être déboulonnés.
10:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.12.2008
Corbeau
Je plains le pauvre type qui passe son temps à m'écrire des messages qui portent atteinte à mon honneur, à celui de ma compgane et à ma vie privée. Afin de sanctionner ce qui relève à mes yeux du harcèlement, j'ai décidé de déposer plainte contre X et mon petit doigt me dit que le corbeau sera vite identifié grâce à son adresse IP.
A bon entendeur.
Et bonnes fêtes aux autres.
22:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.12.2008
Rêverie de Noël
Après plusieurs semaines d'inactivité blogueuse, Hélyoncentrique est de retour, avec pour l'occasion un filet très garni.
Notre Anti-Obama, sa Poule Sultane et sa Clique aigrefine de fleurs de nave n'en finissent plus de vandaliser la République. Mais certains méritent une attention toute particulière.
A commencer par notre ministre désagrégé de la démolition nationale, débrouillard du néant hors classe, paltoquet boursouflé de certitudes ineptes, qui commence à récolter en pleine poire déjà blette les fruits de son inconséquence de semeuse d'injustices. Il faut le voir, confit, barboter dans son jus de couardise, justifier, à peine honteux, sa lâche entreprise de destruction. Sans doute la peur de la contagion grecque a-t-elle accéléré les premières reculades, même si je soupçonne certains cadres du système actuel, sur les dires de mon ami Konos et notamment dans la capitale des Gaules, de s'enthousiasmer de toute forme de glissement vers une situation hellénique.
Une fois n'est pas coutume, je vais passer outre l'incompétence notoire de notre préposée aux droits de l'Homme et au réassortiment de la photocopieuse pour lui apporter mon soutien, franc, lourd et massif face à la meute de roquets qui se sont jetés sur elle tel un banquier dépressif sur un placement Madoff, à l'instar de notre grive du Toulois, toujours en forme – de culbuto – qui, fayotte cernée par un chapelet de saucisses, y est allée de son coup de bec putassier. On savait les amis de 30 ans enclins à la traitrise. Mais les copines de 6 mois feraient passer Judas pour un parangon de droiture.
En parlant de copines, vous avez sans doute remarqué que notre garde des seaux à champagne a disparu de la circulation, ensevelie sous le monceau de rapports scélérats et cadenassiers élucubrés sur sa commande par quelque enrubanné tartignolle, orphelin inconsolable de son Consigliere fraichement guillotiné pour association de malfaiteurs. Notre rapporteur n'a pas eu la chance, comme un ancien recteur, de finir sa carrière place du Palais Royal à grenouiller par extraordinaire au beau milieu des touffes d'asphodèles comme au « temps de l'aimable Régence où l'on fit tout, excepté pénitence ».
Pendant ce temps-là, Notre Invincible Cloporte a exigé de sa bande de détrousseurs de pauvres d'être « plus concentrée » que jamais. C'est un peu comme si Louis de Funès avait fait la publicité du Lexomil. Il faut dire que le 31 décembre à minuit, son carrosse européen va se transformer en citrouille française, ce qui, admettons-le, fera un joli camaïeu avec la Suprême Courge Spaghetti aphone qui lui sert de repose-tête. Notre Crapuleux Courailleur, ainsi privé de son jouet, risque de faire sa capricieuse et de virer avec la nouvelle année les cancres de son attelage calamiteux : le choix va être cornélien tellement le panel est luxueusement pourvu de cons irréfragables.
Enfin, je souhaite terminer sur un hommage appuyé à la pétaudière socialiste. Ma Dalton a eu raison, sur le fil, de Calamity Jane. C'est la revanche de Josiane Balasko sur Carole Bouquet, de Frida sur la Vouivre, du poteau de mine sur le pot aux roses. Le terril a enseveli, soiffard, le marais poitevin. Ce qui nous promet, pour bien des années encore, de vivre sous férule similor de Notre Acolyte Frénétique.
11:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.11.2008
Darcos tique
L’ENS Lettres et Sciences Humaines a reçu comme il le méritait Xavier Darcos lors de sa venue à Lyon vendredi. Voir le site Fabula. Un comité d’accueil improvisé a en effet accueilli Darcos sous une nuée de slogans opportuns du genre « Des places pour le CAPES pour ne pas devenir CRS ». Parmi les manifestants, on a cru apercevoir la chevelure bouclée du fils de François Bayrou, actuellement étudiant à l’ENS-LSH. En revanche, on ne sais pas si le fils de Max Gallo était de la partie. Olivier Faron, directeur de l'école, a dû apprécier la scène. Pas de quoi fanfaronner ...
16:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les commémorations vont tout droit au Kaspipe
André Kaspi, au rapport. Demain, Jean-Marie Bockel, secrétaire (d’Etat) quasi plénipotentiaire des commémorations et des pensions de veuvage au prorata temporis, recevra des mains du professeur Kaspi son rapport sur les commémorations publiques. Ce moment fera sans doute partie des rencontres dont seule l’Histoire saura mesurer la grandeur à l’aune des échanges illustres qui s’annoncent demain.De quoi rendre jaloux Churchill et De Gaulle.
Yes, they can. D’un côté, un élu municipal alsacien qui, à la faveur d’une ouverture facile et opportune, est devenu membre d’un gouvernement au sein duquel il est devenu expert en strapontin musical, glissant sans rougir de la francophonie aux cimetières militaires. De l’autre, un célèbre universitaire en quête de notabilité qui s’échine aux rapports ministériels avec l’ambition à peine secrète de devenir recteur ex machina de l’Académie de Paris, et tout et tout. L’artimon des ambitions et des voitures à cocarde risque demain encore une fois le démâtage. Quant aux commémorations, cela m’étonnerait qu’elles passent l’hiver.
15:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.11.2008
Brèves fuligineuses
Berlusconnerie. Le chef du gouvernement italien ne laisse jamais ses interlocuteurs à l’abri d’une douceur humaniste. Ainsi, Berlusconi, qui est à la politique ce que Carla Bruni est au bel canto et Marthe Mercadier au théâtre d’Audiberti, a cru bon qualifier Barack Obama de « bronzé », le tout suivi d’un fou rire ignoble qui n’est pas sans rappeler les sarcasmes gesticulatoires d’un leader italien que la décence et l’hygiène vétérinaire m’interdisent de nommer ici. Berlusconi, qui n’assume pas assez son héritage politique et ses alliances putréfiées, n’ose même pas employer le mot « noir », sauf sans doute lorsqu’il évoque, les yeux humides de nostalgie, la couleur des chemises qui rendit fantomatique la péninsule italienne pendant l’entre deux guerres.
Lapidaire de rien. Alors que les élections américaines ont focalisé sur elles la quasi totalité de l’intérêt médiatique, les fondamentalistes du Dieu unique, libérateur et transcendant poursuivent leur basse besogne, y compris devant des tribunaux indignes. Ainsi, une jeune somalienne victime d’un viol a été condamnée à la lapidation à mort, pour adultère, la victime ayant été préalablement ensevelie jusqu’au cou dans le stade qui devait lui servir de tombeau. L’Europe a condamné la chose dans une déclaration … lapidaire.
Silence, le Sarkozy guette nos confidences. L’excellent site Rue 89, qui permet de boire autre chose que la tisane tiédasse servie et desservie par un journal du soir chaque jour à l’heure du thé en province, nous apprend que le gouvernement a lancé un appel d’offre pour mieux surveiller l’opinion, notamment celle des fonctionnaires de l’éducation nationale un tantinet récalcitrants. Afin de contourner la surveillance, faudra-il user des codes d’antan pour distiller la subversion ? Un message personnel et codé au recteur Morvan dont le profile correspond bien à l’appel d’offres susévoqué et que la perfidie ministérielle vient de frapper derechef : « On n’abdique pas l’honneur d’être une cible. » (Edmond Rostand). Ajouter à cela le projet d’émission de propagande gouvernementale de Thierry Saussez et je vais être tenté de ramener de la chicorée et des topinambours du marché dominical. Et je suis sûr que la préfecture m’adressera avec plaisir mes tickets de pain.
14:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.10.2008
Brèvettes
Fessebook. Le Fonds Monétaire International semble avoir rempli ces derniers temps son rôle initial, à savoir faciliter les échanges. Avec d’ailleurs une nouvelle méthode d’indexation dont le fondement repose essentiellement sur les fluctuations de la fesse. Une véritable incitation à la débauche spéculative.
Sœur Emmanuelle est morte. Qu’elle repose en paix. A-t-on des nouvelles de Sylvia Kristel ?
Piraterie jaune. Notre Tartuffe Jouisseur, dont le pouvoir d’achat a indécemment atteint sur sa simple volonté les cimes nababéennes de l’obscénité ploutocratique, vient de connaître les affres de l’escroquerie bancaire. Bien mal acquis …
Quant à la rue de Marseille, elle est toujours bouchée.
17:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.10.2008
Brèves
Face à la bourse qui se fait la malle, je n’aurais qu’un seul mot : faites donner Lagarde.
Au bon beurre. Gérault pointé : alors que le chef de la sécurité en corse a été viré dans l’heure pour ne pas avoir assez anticipé sur les fanfaronnades de nationalistes corses en goguette dans la villa d’un ami de Notre Heroïque Guide Michelin, le préfet Gérault est quant à lui inamovible, sauf en période de verglas évidemment. Après le vol d’explosifs à Corbas et le fichage des musulmans, tout va très bien Madame la Marquise …
La fin de l’Histoire. Xavier Darcos, toujours à l’affût d’une billevesée, a décidé d’exclure l’histoire-géographie du tronc commun du lycée. La discipline va devenir optionnelle. Effectivement, je conçois fort bien que la connaissance de l’histoire puisse constituer aux yeux de nos dirigeants un affront insupportable, un danger potentiel de sursaut de dignité, une inacceptable porte ouverte à l’esprit critique. Qu’un agrégé de lettres classiques - qui par surcroît se gargarise d’être membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques - se fourvoie dans pareille infamie en dit long sur l’Etat dans lequel nous sommes et constitue par ailleurs une légitime incitation à la suppression de l’agrégation.
Brice nous voilà. Brice Hortefeux est en train de démanteler les associations qui prennent en charge les étrangers arrivés sur le territoire français. La CIMADE est aujourd’hui sur la sellette et sa présence dans les centres de rétention est remise en cause. « Est-ce qu'ils vont changer, est-ce là notre compte ? Ce pays de lumière en un pays de honte ? » (Victor Hugo)
09:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.09.2008
A ne pas manquer
00:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.09.2008
Brèves sempiternelles mais avec conservateurs
Le Sénat gâté par le jeunisme. Un fléau est en train de s'abattre sur la Haute Assemblée. A la faveur du renouvellement automnal du Sénat, les goujats de l'UMP risquent d'entraîner le Sénat sur la voie de l'aventure et de l'inconséquence. En effet, avec un toupet de maroufle et une audace de paltoquet, les instances staliniennes de l'UMP ont refusé que Madame Paulette Brisepierre, jeune doyenne du Sénat du haut de ses 91 printemps, se représente pour un troisième mandat, sa première élection datant de 1989, juste avant la chute du mur de Berlin. A ce rythme là, il faudra bientôt fermer le crématorium du Sénat et le doter le Sénat d'une crèche pour garder les arrière-petits-enfants des élus. Mais le plus dur sera d'annoncer à certains la mort d'Alain Poher. Ce sera assurément un choc.
La place du mort. Raymond Barre a désormais une place, outre celle qu'il occupe depuis le 29 août 2007 dans la 18e division du cimetière Montparnasse. Cette place, inaugurée le 18 septembre 2008, est située dans le 6ème arrondissement de Lyon, aux abords de la cité internationale. Un hommage franchement inutile, Raymond ayant largement démontré à la fin de sa vie les effets néfastes à long terme d'une jeunesse opiomane, ayant même parfois des vapes qui, chemin roulant, obligèrent le citoyen à entendre des joyeusetés érugineuses du genre « Papon est grand commis de l'Etat » ou « Gollnisch est un homme sympathique, il ne pense pas ce qu'il dit ». La presse ne dit pas si le jeune retraité de l'enseignement supérieur, M. Gilles Guyot, décoré en son temps par Raymond-la-Provoc, était de d'inauguration.
Barrisme et macadam. Le Progrès titre aujourd'hui « Michel Mercier s'engage sur le périphérique Ouest ». Il faut vite prévenir la DDE et Bison Futé afin de prendre des mesures.
10:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.09.2008
Darcos, une sacrée couche !
09:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.09.2008
Amour, gloire et bénitier
« Nul n'est de trop dans l'Eglise du Seigneur » disait l'autre soir Benoît XVI. A ce titre et à mon grand désespoir, la République laïque s'est rendue à l'office papal. Aux ministres du culte se sont adjoints les ministres de la République, toux venus chercher l'admittatur pontifical. Parmi les réfractaires à la laïcité, plusieurs fleurs anticoncordataires étaient présentes. Evidemment, Madame Dati, archiministre des officialités , par surcroît garde des sceaux et des burettes, a attesté en public du passage estival de l'ange Gabriel. Flabellum et ombrellino de chez Dior étaient de circonstance. Veni creator … Christine Boutin, diaconesse des pénates, toujours folle de la messe, était évidemment de la partie, comme à l'accoutumée arc-boutée et « primepsautière… » In paradisum. Michèle Alliot-marie, toujours crossée et mitrée, est venue compléter l'acolytat susagenouillé. … Tantum ergo. Enfin, oui vraiment il est juste et bon de rendre grâce, pour les siècles des siècles, à l'antiphonaire de la rue de Grenelle, l'anachorète extatique de la contemplation sarkozyste, l'apôtre atrabilaire de la Sainte Trinité et de sa règle intangible, le cénobite fleuri des décorations improbables, qui est à l'Education Nationale ce que les mystères furent à Eleusis et la pipe en bruyère à l'industrie jurassienne, j'ai nommé Xavier Darcos. Gloria in excelsis Deo. Et dire que je rêvais que ce luperque eût un peu plus de dignité laïque. La suite – royale – demain …
21:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Portrait d'un futur bachelier

11:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : darcos, médailles, bac
15.09.2008
Hommage musical, apostolique et positivement laïque à Dominique Perben
12:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Brèves hier
Pater austère. Benoît XVI, toujours la verge de la doctrine de la foi à la main – mon cousin- a fulminé des commandements contre le divorce et les couples remariés. Nicolas Sarkozy et Carla Bruni n'ont pas souhaité réagir « positivement » à cette exhalation empapaoutée de la fidélité. A ce rythme, Benoît XVI risque d'être confondu avec Grégoire XVI et son inoubliable Mirari vos qui, en tête du box-office de 1832, se proposait d'étouffer les « opinions hardies » et les « innovations téméraires » qui s'évertuent à dissoudre le mariage, à cause des mauvais livres, de la liberté de la presse, de la liberté d'opinion, et l'indifférentisme. Par bonheur, Notre Chef des Tares a échappé à ces travers, ayant peu de goût pour la lecture et la liberté d'expression.
Bling-bling et fanfreluche. L'infaillible vicaire apostolique et romain de l'instruction religieuse propose de décorer les catéchumènes-bacheliers de médailles, façon Jeux Olympiques. Darcos aurait-il sombré, en un week-end, dans le fétichisme médaillonnesque et païen ? J'espère que ces quelques verroteries académiques pourront recevoir la bénédiction commune des papes et des recteurs, unis dans un élan positivement laïc évidemment.
Moranerie. Nadine Morano : « Je ne vais pas m'excuser d'être catholique ». La secrétaire d'Etat à la sainte famille a en effet bien d'autres choses à se faire pardonner avant cela.
Latinasserie. Sursum corda ! Benoît XVI a souhaité défendre le latin de messe. Voyez comme l'Eglise est proche de l'angoisse spirituelle de ses ouailles. Toujours un combat d'avance, à l'avant-garde des révolutions spirituelles. Dans un prochain discours, le pape quittera ces finasseries anti-vernaculaires pour aborder des questions centrales des temps modernes : le vin de messe doit-il être issu d'un vignoble AOC ? Comment concilier développement durable et lavage de la soutane à 60°C ? Faut-il éclairer le tabernacle avec des ampoules basse consommation ?
10:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.09.2008
La pape à Paris, à aucun moment
Le très saint père collateur est arrivé en France par la grâce de Dieu et par avion. A la descente de son aéronef, le pontifex maximus a été accueilli par le chanoine de Saint-Jean-de-Latran, accompagné pour l'occasion par son épouse canonique, la grande pompe de la République – accordéons, flonflons et burettes – en sus. Les fins observateurs auront sans doute remarqué les magnifiques mules du pape vermillon – façon Crocs bénis - qui risquent de rendre Roselyne Bachelot terriblement jalouse.
Après un raccord maquillage à la nonciature apostolique suivi d'un moment providentiel d'intimité destiné à préserver sa sainteté et sa soutane immaculée de tout accident énurétique, le guide des cathos décati est arrivé à la chapelle ardente du faubourg Saint Honoré au sein de laquelle la laïcité n'en finit plus de gésir. A cette occasion, il a pu écouter l'homélie du chanoine de Saint-Jean-de-Latran, toujours suivi de près par sa régulière, ostensiblement et notoirement pénétrée par la foi. Les scansions anti-laïques du chanoine ont mis un baume consolateur au sacré cœur de Son Excellence Papaline. Une scène bien émouvante au cours de laquelle le chanoine a célébré urbi et orbi les miracles de Lourdes, la « laïcité positive » et d'autres frivolités plus sacrées les unes que les autres. Cette cérémonie apostolique s'est terminée par les traditionnelles poignées de main échangées entre le pape et les membres du gouvernement, exception faite de ce cher Xavier Darcos que l'obligation de réserve a naturellement conduit, fort discrètement et en direct sur le service public, à embrasser l'anneau, vibrant, de Saint Pierre. J'attends avec impatience que le ministre de l'école laïque et républicaine aille communier, à titre privé et à genou comme prescrit le rite tridentin, à l'occasion de la messe célébrée à Notre Dame.
La suite - grotesque - demain …
15:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La contredanse de Nadine Morano, tout contre
Après La Goulue, Grille d’Egout, Melinite, Sauterelle, Nini patte en l’air, la Môme Fromage, la Môme Cri-Cri qui firent la célébrité du Moulin Rouge tout comme la non moins célèbre Demi Siphon, morte en faisant le grand écart, les annales de la danse vont s’enrichir d’une nouvelle page grâce aux embardées chaloupées de Nadine Morano qui, à la faveur de l’Université d’été de l’UMP – rassurez-vous, les universitaires ne devaient pas être très nombreux – a enflammé l’umpiste aux étoiles, sous le regard hébété de Christian Estrosi. Je précise que certaines images peuvent choquer et qu’il serait bon d’éloigner les danseurs et danseuses les plus sensibles.
11:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.09.2008
Benoît XVI, le souverain qu'on kiffe
Le Figaro, toujours bon comme la romaine, reproduit intégralement l'agenda de la visite papale en France. Ce Magical Mystery Tour repose sur un programme torride, aussi haletant qu'un épisode de l'inspecteur Derrick.
La visite débutera par un entretien avec l'ambassadeur du dieu libérateur et transcendant en France, le très nain Nicolas Sarkozy, qui nous refera sans doute le coup de l'émule du pape en proclamant derechef la supériorité morale du prêtre sur l'instituteur ainsi que la prééminence de la justice arbitrale et divine sur celle des hommes et de la Cour de cassation.
Un peu plus tard, le pape traversera le quartier latin – évidemment protégé des pavés par le blindage d'airain de son panzer translucide – pour se rendre au Collège des Bernardins, situé à seulement 300 mètres de l'épicentre tridentin de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, pour s'adresser au monde de la culture réuni en conventicule. On ne sait pas encore si Jean-Marie Bigard, qui semble avoir des choses à se faire pardonner, ira à confesse et si Christian Clavier osera quitter sa bicoque corse pour rejoindre la pompe pontificale. Je ne doute pas que les motards de la police lui ouvriront sa route enchantée.
Après des vêpres bien arrosés - au Chardonnay évidemment - à Notre-Dame-de-Paris, Benoît XVI se reposera, lascif, laissant la porte de sa très sainte chambre ouverte, ardente même, dans le cas où Notre Divette Immaculée aurait à cœur de resserrer les liens en cuir et en latex de la fille aînée de l'Eglise avec sa maison mère. Il n'est pas à exclure une visite du souverain pontife chez Michou et à Pigalle, histoire de trouver matière à excommunication.
Le lendemain, le très pieux pontife rendra deux hommages aux grabataires : une messe aux Invalides, précédée d'une visite à l'Institut. Sans doute verra-t-on un académicien retrouver l'usage de ses membres au moment où le pontife thaumaturge aura délivré son anti-paralytique « Lève-toi, et marche ».
La suite, demain… En attendant, Benoît XVI de nous importuner.
18:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Brèves du jour
Rétro-journalisme. L'hebdomadaire Valeurs actuelles porte assurément très mal son nom. On aurait pu opter pour « Valeurs éternelles » ou encore « Valeurs thermales » (tellement ça bouillonne, évidement). Cette semaine, je ne sais comment contenir ma pétulance qui me conduira en courant chez mon marchand de journaux. En effet, l'hebdomadaire nous propose un dossier spécial sur Ratzinger façon accueil de libérateur – et transcendant - avec, en cadeau avec la lessive papale, une interview de Jean-Marie Le Pen et un papier élégiaque à propos de « l'énergique et courageuse » Sarah Palin. Je trépigne. Encore un portrait de Dieudonné et je m'abonne.
Tiens voilà du Boutin … Christine Boutin souhaite promouvoir la maison à 15 euros par jour. Problème mathématique qui suppose la maîtrise de la règle de trois – Xavier, on compte sur toi ! - et surtout de soi : avec les 400 millions d'euros de son oseille arbitrale et une fois déduit son duveteux bouclier fiscal, combien de maison Boutin à 15 euros par jour Bernard Tapie pourra-t-il acheter ?
Retraite aux flambeaux.Gilles Guyot, ancien président de l'Université Jean Moulin Lyon 3, vient de se voir notifier son arrêté de mise à la retraite d'office à la suite d'une décision – pas arbitrale mais juridictionnelle – du CNESER qui a sanctionné l'intéressé pour s'être rendu « coupable de pratiques de favoritisme, de prise illégale d'intérêt et de pratiques gestionnaires contraires à l'honneur et à la probité et préjudiciables à l'image, à l'ordre et au bon fonctionnement de l'université ». L'épouse de l'intéressé, Madame Nadine Girard, actuelle directrice de la communication de l'IAE et dont la promotion au sein des personnels IATOSS a captivé les membres du CNESER disciplinaire, a proclamé urbi et orbi dans les colonnes du Progrès le nom du successeur de son mari à la tête de l'IAE – Jérôme Rive – non sans avoir prononcé l'absoute finale par des mots qui laisseront le lecteur pantelant: « Cette page est tournée », avant de conclure que M. Guyot, son époux, (ndlr) avait « fait valoir ses droits à la retraite ». En termes moins matrimoniaux, cela signifierait plutôt « Il a été viré, obligé de prendre sa retraite pour faute grave ».
18:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.09.2008
Sarkozy, toujours en haut de la fiche
Fichue République. Après la publication du décret relatif au fichier Edvige, la colère monte. Fichtre ! Au point que Notre Ablatif Absolu promet d'engager une « concertation (...) suivie de décisions pour protéger les libertés ». Avec tout l'irrespect que je lui dois, je m'en contrefiche. En effet, depuis quand le garant des institutions et de la Constitution de notre République démocratique, laïque et sociale peut-il se permettre de proposer de protéger les libertés. C'est admettre qu'elles étaient en péril.
Et puis, elles sont déjà tout de même en théorie garanties par notre loi fondamentale que Notre Ex Abrupto (bientôt « Ex à Carla ») s'évertue à rudoyer avec un acharnement prétendument thérapeutique depuis le début de son quinquennat. En réalité, Notre Fou de Bassan adopte toujours la même méthode. On annonce le pire pour faire passer l'inacceptable, faisant lâcher aux vindicatifs pétitionnaires la proie pour l'ombre. Il faut mettre en garde ceux qui voient dans la décision de Sarkozy un élément positif. Les libertés républicaines ne se discutent pas. Elles sont inaliénables et vouloir introduire l'idée qu'elles pourraient faire l'objet d'aménagements relève de la forfaiture et, subsidiairement, de la Cour de Justice de la République. Avis aux amateurs.
11:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.09.2008
Citation du jour
Les nationalistes corses qui ont "visité" la modeste bâtisse de Christian Clavier auraient déclaré aux forces de police : "Nous ne sortirons que par la force des talonnettes !".
12:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
UMP-Lycées, main basse sur les nubiles
L'UMP pense aux jeunes. Mais les jeunes pensent-ils à l'UMP ? Afin de promouvoir dès le plus jeune âge le chef, le parti et les réformes, certains esprits pervers proposent donc la création d'une UMP-Lycées. Un défi, une mission, que dis-je, un chantier de jeunesse. Il est vrai que la jeunesse de France était sans doute une enclave sociologique au sein de laquelle le sarkozysme n'avait pas encore mis intégralement ses talonnettes similor, si ce n'est avec l'aide de cette force d'appoint que le monde entier nous envie, j'ai nommé les compagnies républicaines de sécurité.
Il était en effet temps de corriger tous ces petits gauchistes en herbe, d'ordinaires trop enclins aux yeux du gouvernement à la grève et à la manif, par surcroît « droitdelhommistes », ostensiblement et successivement corrompus par la Révolution, Vatican II, Mai 68, la musique de Yannick Noah et les mazarinades dont suintent abusivement les dépêches AFP, sans oublier l'idéologie marxiste du corps enseignant dont chacun sait qu'il endoctrine le jeune, le drapeau rouge à la main, toujours le stylo entre les dents. Ils sont partout ! Et pour lutter contre les tenanciers du complot anti-sarkozyste, l'UMP pourra même créer l'UMP-Collège, l'UMP-primaire, l'UMP-crèche municipale et pourquoi pas l'UMP-intra-utérine pour laquelle Carla Bruni tentera quelque hypothétique berceuse, comme à l'accoutumée inaudible et enrouée, du style « Vote Sarko, Nico veille sur toi … Vote Sarko, tu l'regretteras pas … » . Je connais une ministre du gouvernement qui serait déjà intéressée pour inscrire son polichinelle. Enfin, passons.
Évidemment, Xavier Darcos, parangon de l'obligation de réserve, a applaudi des deux louches en apprenant la naissance des jeunesses sarkozystes. Mon palpitant s'emballe. Heureusement, il me reste un peu de Chartreuse.
12:13 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.09.2008
Exclusif : ma fiche Edwige

La seule Edwige que je supporte, c'est Edwige Feuillère, n'en déplaise à la suppléante UMP de Pierre Lelouche, la radiophonique Edwige Antier. Toutefois, dans un souci de bonne intelligence avec la police française et à l'instar d'autres blogueurs, voici ma fiche "Edvige".
Cela suppose, conformément au décret n° 2008-632 du 27 juin 2008 portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « EDVIGE », que mes activités soient susceptibles de porter atteinte à l'ordre public. Une supposition dont chacun aura mesuré à la lecture de ce blog le caractère évidement fantaisiste. Mais bon, à supposer le trouble établi, voici la fiche.
Etat civil et profession : la police les a sans doute déjà mais le fait d'être né à Paray-le-Monial à l'époque où le giscardisme, comme Robert Boulin d'ailleurs, commençait à boire la tasse, n'est que d'une utilité fort limitée, qui risquerait même d'induire les autorités en erreur, ayant rompu tout lien avec Sainte Marguerite Marie Alacoque. Même pas une mouillette.
Adresse physique : n'a également que peu d'intérêt. Je renvoie en revanche les policiers aux adresses morales qui jalonnent ce blog afin de mesurer qui des cons constamment évoqués est le plus attentatoire à l'ordre public.
Signes physiques particuliers : daltonien pratiquant, un ménisque en moins m'empêche de mettre le genou à terre.
Comportement : Trouble obsessionnel compulsif à la vue de certains dont l'indignité fleure bon ce fumet qui se dégage de l'andouillette. Tendance sarcastique incontrôlable à l'idée de faire un bon mot, le con ou encore des carottes Vichy et des bulles potassées dans l'eau de Châteldon.
Titres d'identité : un passeport qui me permet d'aller et venir où je veux, même en Belgique, en l'absence de mandat d'arrêt international me concernant.
Immatriculation des véhicules : hier, j'ai pris – et rendu - le Vélo'v n° 1708 mais ne le dites à personne.
Informations fiscales et patrimoniales : paye ses impôts car sinon, je ne sais pas comment Bernard Tapie pourrait encaisser son oseille arbitrale. Quant à mon patrimoine, il est exclusivement séminal et par bonheur, assujetti à autre chose que l'assiette fiscale.
Antécédents judiciaires : demander à Jean-Claude Pfeffer, Gilles Guyot et Bruno Gollnisch.
Données relatives à l'environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle :
Qu'est ce qu'une relation non fortuite ? Assurément, l'introduction – si j'ose dire – de cette notion de non-fortuité devrait soulager beaucoup de personnes, notamment ce haut fonctionnaire, qui, en pleine cohabitation et à l'orée de la sylve parisienne, s'était fait arrêté dans son véhicule, ostensiblement en train de vérifier avec son prothésiste dentaire si son appareillage était bien arrimé. Avec Edvige, la vie privée est sauvegardée et en aucun cas ce fichier ne pourra empêcher l'individu susnommé d'accéder aux plus hautes missions d'encadrement de nos chères têtes blondes. Que nenni, pas de discrimination labiale. Merci la CNIL.
Je m'égare. Je dois confesser, en termes de relations non fortuites, l'amitié que je partage avec Alain Morvan, cet ancien recteur d'académie qui, kärchérisé par Sarkozy, mérite lui aussi d'avoir sa fiche sur Edvige. En passant, j'en profite pour dire à la police que je ne suis pas candidat au rectorat de Paris, contrairement à Christian Philip. D'ailleurs, je ne savais qu'il fallait déclarer sa candidature. Voici venu le temps de la rectorale participative. Pour voter Philip envoyez 0 par SMS au 22600... Remarquez, organiser ces primaires pourrait aider le secondaire … Revenons à nos moutons comme disait Panurge. Je suggère par ailleurs aux policiers de confier à Alain Morvan la rédaction de sa fiche, même si cela risque d'indisposer certains fleurons notre Etat, bien incapables de lire autre chose que la prose de Brice Hortefeux, la poésie de Carla Bruni, les discours de Bernard Laporte et les annonces matrimoniales du Chasseur Français
A ce sujet, j'ai aussi un ami chasseur. Mais, sans vouloir l'offenser, ses ardeurs cynégétiques ne sont pas véritablement une menace pour la faune et la flore bourguignonne, à l'exception – qu'il en soit ici chaleureusement remercié – des faisans ou autres quotités de chevreuil dont il me fit parfois goûter les délices. Rien ici d'attentatoire à l'ordre public, si ce n'est éventuellement l'état avancé d'ébriété dans lequel je me suis parfois trouvé au sortir de chez cet amical commensal. Il serait donc possible que certains Vélo'v aient gardé un souvenir ému de ces nuits d'ivresse à la faveur desquelles, saoul comme la Pologne, j'ai déambulé entre deux rives. Par bonheur, les faits sont prescrits mais un penchant de récidiviste me guette au tournant ...
Enfin, comme José Maria Aznar, je démens formellement être le père de l'enfant de Rachida Dati.
15:51 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Coucou
Je salue Charles Debbasch qui, aujourd'hui à 12h19, heure française, semble être venu jeter un petit coup d'oeil sur ce blog.
13:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Darcos toujours, tu m’intéresses.
Le terminus des Bienheureux risque aujourd’hui l’engorgement. En effet, Xavier Darcos, invité ce matin sur France Inter, a fait son coming out social. Une révélation. Alors que l’auditeur moyen végétait encore devant son café tiède de marque distributeur et sa tartine chichement beurrée à cause de la baisse du pouvoir d’achat, le Darcos, imprévisible, a pris tout le monde au dépourvu. Dans un élan philanthropique – qui n’est pas sans rappeler le regard empreint de bienfaisance de ces dames patronnesses boursouflées de charité qui peuplent l’œuvre de Jean-Baptiste Greuze – Xavier Darcos a confessé avoir la « justice sociale » chevillée au corps, comme la croix le fut à Jésus. Jean Nohain est vivant, je vous le dit. Et le smicard aura sans doute versé une larme affligée dans son succédané de chicorée tiédasse quand le ministre s’est dit scandalisé à l’idée de voir les fils d’enseignants et de journalistes mieux réussir que les fils d’ouvriers et de paysans. Franchement, voilà Tartuffe à confesse. Il est imprudent, M. Darcos, d’employer des mots dont on ne connaît pas le sens. La « justice sociale », M. Darcos, consisterait, par exemple, à rembourser au trésor public les 122 000 euros déboursés par l’Etat pour vous apprendre à causer dans le poste lorsque vous étiez ministre délégué au développement, à la coopération et à la francophonie. La « justice sociale », M. Darcos, consisterait à s’offusquer de voir nommer à des postes d’inspecteurs de l’Académie de Paris des personnalités qui sont aussi expertes en éducation que ma concierge en géopolitique transcaucasienne. La « justice sociale », M. Darcos, consisterait à éviter de vous transformer, en plein journal télévisé et en plein gigot, en apologiste exotique des limogeages insulaires, dans une lamentable défense et illustration du népotisme ambiant. La « justice sociale », M. Darcos, consisterait à cesser immédiatement la saignée à laquelle vous vous échinez avec l’assurance du Docteur Diafoirus et qui anémie hic et nunc le système éducatif français. La « justice sociale », M. Darcos, consisterait à prendre la défense des élèves sans papiers dont vous avez la charge et qui, quotidiennement, quittent le territoire français encadrés par la police de votre ami Brice Hortefeux. Lorsque l’on est, comme vous l’êtes, un grand bourgeois parmi les grands bourgeois de la boutique sarkozyste, de grâce, on s’abstient de parler comme le faites, de « justice sociale ». Il y a des limites à tout, même au ridicule.
09:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : darcos, justice, sociale
04.09.2008
Sondage du jour
20:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Proverbe sur jour
"Un Clavier averti en vaut deux"
11:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Au secours, la droite réac revient …

L'UMP, grande et miséricordieuse ad nauseam, vient de fulminer une réhabilitation qui sent bon l'absolution finale. En effet, à l'issue d'une primaire interne dans l'Ain, la formation sarkozyste vient d'investir Charles Millon lors des prochaines sénatoriales. Charles Milon s'obstine, Charles Millon est buté … L'UMP a sans doute une foi dévote dans le scrutin indirect pour blanchir – encore mieux que le nouvel Omo et que le suffrage universel direct – celui qui s'était fourvoyé il y a dix ans dans les bras de l'extrême droite rhônalpine, sa conscience dûment planquée dans la doublure cousue « de fil brun » du Loden vert des phalangistes susévoqués. Il s'agit désormais, Dieu de clémence, ô dieu vainqueur, de sauver Rome et la France, au nom du Sacré Cœur.
Dans le même temps, aux Etats-Unis, la givrée Palin démontre une fois de plus qu’il ne faut jamais recongeler ce qui l’a déjà été une fois. Sinon, c’est l’indigestion garantie. Quelques relents nauséeux exhalent déjà de son curriculum vitae. En effet, Notre Sainte Vierge de la Merzlota alaskienne souhaite faire enseigner les théories créationnistes dans les écoles, généraliser la distribution des armes à feu – au cas où un grizzli vous attaquerait –, et invoque Dieu en public pour qu’il bénisse la construction d’un gazoduc.
Pasionaria de l’abstinence sexuelle, elle a du cependant reconnaître, après trois séances de convulsions façon Saint Médard du temps de l’Unigenitus, que sa fille avait déjà vu le loup et, ô dieu est amour, que la nymphette à minets semble avoir conservé intact le souvenir de cette entrevue cabriolée. Veni Creator, oh oui, veni Creator !
Pire encore, la Palin-oléum prétend que les soldats américains en Irak sont des soldats de Dieu. Me voilà rassuré, les croisés contre les djihadistes nous préparent un avenir radieux …
Comme vous le voyez, des monts du Bugey aux plaines de l’Alaska, le Dieu libérateur et transcendant s’échine à éclairer les décisions de nos dirigeants. Je dois terminer, je vais être en retard aux vêpres.
11:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.09.2008
Saint Charles Debbasch, priez pour nous, pauvres chômeurs …
Des nouvelles africaines de notre esthète carthago-aquisextain, Charles Debbasch le bien nommé. Toujours sur un blog déjà évoqué en ces lieux de perdition, entre deux larmes versées en mémoire de son regretté yorkshire « Love » (voir à ce sujet le merveilleux livre de Charles Debbasch qui a dû circuler à la vitesse de la lumière sous le manteau dans les milieux constitutionnalistes français et intitulé Un amour de Love. Cinq ans avec mon yorkshire préféré), Charles Debbasch se rêve, sans en avoir encore le traitement, ambassadeur de la Sarkozie sous les tropiques, par suite à son magnifique ouvrage hagiographique sans être canin celui-là, sorti en 2008 et intitulé L'entrée En Sarkozye : Vers Une Autre France, L'Harmattan, 2008, 170 pages.
Dans son dernier message, Charles Debbasch donne même des leçons de probité, affirmant sans rougir sous son bronzage togolais à propos du RSA de Martin Hirsch : « Il conviendra également de pourchasser les fraudes et les déviations qui pourraient survenir. Il faudra enfin éviter les dérapages financiers qui conduiraient chaque année à augmenter le taux du prélèvement sur les revenus du capital ».
Recevoir ce type de conseils de la part d’un homme condamné par la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence le 11 mai 2005 pour abus de confiance à 2 ans de prison dont 1 an avec sursis sous le régime de mise à l'épreuve pendant trois ans, peine assortie d'une amende de 150 000 euros et d'une privation de certains droits civiques, civils et de famille pendant 5 ans, toutes ces peines ayant été confirmées par la Cour de Cassation dans un arrêt du 14 décembre 2005 ; et bien, disais-je, recevoir des conseils de cet homme-là afin de « pourchasser les fraudes » a de quoi faire se boyauter le citoyen un bon moment. C’est le Maroilles qui reproche au Camembert ses relents fermentés.
09:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.09.2008
Les Copains d'abord
Dans une sinistre adaptation du célèbre « Touche pas à mon pote », Nicolas Sarkozy vient de faire une nouvelle victime, sacrifiant le coordinateur des forces de sécurité en Corse, Dominique Rossi, sur l'autel quatre étoiles de l'amitié hâlée et pétanqueuse qu'il partage ostensiblement avec le nouveau Marlon Brando du cinéma français, qui est au 7e art ce que Jackie Sardou fut au théâtre engagé, j'ai nommé Christian Clavier. Quelques nationalistes corses, jadis outrancièrement aguichés par Nicolas Sarkozy, avaient cru bon manifester dans le domicile corse de l'acteur susdécrit pour faire valoir dans l'opinion publique le problème de la spoliation foncière sur l'Île de Beauté. Rien de bien méchant au regard des méthodes habituellement utilisées par certains nationalistes, plus enclins à azurer à coup de plastiquages nocturnes le ciel étoilé corse qu'à faire un sit-in pacifique devant la préfecture. Mais les foudres sarkozystes sont vengeresses quand on touche aux implants capillaires de ses amis et du haut de ses talonnettes présidentielles, Notre Zeus Sôter a la colère tellurique. Une question me taraude cependant: Sarkozy a-t-il viré le préfet de la région Rhône-Alpes à la suite du vol de 28 kilos d'explosifs au Fort de Corbas ? Par bonheur pour le préfet, les explosifs n'appartenaient pas à un ami de Notre Zéro Absolu …
11:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.08.2008
« Tu parles, Charles … » ou le sarkozysme à visage subsaharien de M. Debbasch
L'escapade togolaise de l’ancien président d’Aix-Marseille III, Charles Debbasch ne l’empêche pas de s’intéresser à la vie politique française. Sur un blog qu’il tient régulièrement à jour, le ministre-conseiller togolais se répand depuis plusieurs semaines en volutes sarkozystes, le tout, on l’imagine, en contemplant quelque vestige de l’art cinétique.
On remarquera que depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, l’affût roulant de Debbasch a cessé de tirer à boulets rouges sur la France, qui, par défaut, l’avait contraint à l’exil. Et c’est dans le domaine de l’éducation que « l’ambassadeur itinérant » du président du Togo a consacré son dernier billet, avec un fois encore, vous l’imaginez bien, des relents de défense du sarkozysme.
Pour l’occasion, Xavier Darcos est paré de qualificatifs enroulant vertus et héroïsme autour d’un pinacle chryséléphantin au regard duquel un discours de réception à l’Académie Française passerait pour un tissu d’injures. Sous la plume de Debbasch, un messianique « Enfin Darcos vint » pourrait presque laisser penser que le ministre de l’Education est un parangon de vertu, visionnaire et thaumaturge, pourfendeur de l’hydre syndicale. Mais les lecteurs avisés auront bien compris que sous la plume susnommée, c’est plutôt, comment dire, d’un plaidoyer pro domo qu’il s’agit.
Il est certain que cet hymne au darcosisme fera le bonheur de tous ces recteurs d'académie qui cherchent, parfois avec grand'peine, à jouir d'une renommée plus grande auprès du ministre.
13:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.08.2008
Le sarkozysme n’est pas un tube cathodique
Patrick Sabatier is back. Après plusieurs années d’émissions qui, à défaut d’être culturelles, sont restées cultes (Le Jeu de la Vérité, Avis de recherche …), l’animateur est de retour sur le service public, avec le soutien ostensible de Notre Petit Ecran, aux talonnettes duquel, soit dit en passant, le présentateur a déposé sa supplique de boute-en-train désoeuvré et taraudé par l’idée de travailler plus pour gagner plus. La division des ressources humaines de France 2 envisagerait de s’installer rue du Faubourg Saint Honoré qu’elle gagnerait en rapidité et en souplesse.
Au-delà de l’amitié qui lie l’animateur à Notre Vénéré Créatif, au-delà même de sa condamnation pour fraude fiscale aujourd’hui apurée dans l’esprit du contribuable téléspectateur, il faut prendre le temps de regarder l’émission de karaoké que ce perdreau de l’année du tube cathodique présente depuis deux mois. Les plus téméraires qui n’auront pas zappé au bout de deux minutes à l’écoute des apprentis rhapsodes cacophoniques s’apercevront très vite du grand bond arrière qui risque de les étreindre. Le come-back de Sabatier fleure bon la France de Guy Lux et de Denise Fabre.
A chaque lancement de publicité, le téléspectateur frémit à l’idée d’entendre un irrépressible « à vous Cognacq-Jay » ou de voir sombrer l’Hibernatus susdégelé dans l’obsolescence au moment où, hagard, il tente de passer l’antenne à une hypothétique speakerine. Au moment de proposer au péquin moyen de venir pousser la chansonnette devant la France entière, on se dit qu’on n’est pas très loin d’un paléolithique « Inscrivez vous au 3615 Antenne 2 ». Et puis, il y a cette manière de meubler et de faire tapisserie entre deux chansons qui nous replonge, en violation patente du principe de précaution, dans la France de Daniièle Gilbert. Une télévision infernale, donc, qui fera le bonheur de la ménagère de plus de 80 ans. Pour des raisons évidentes, il serait honnête de faire payer aux Français la redevance audiovisuelle sur la base du montant qu'elle atteignait en 1984.
Heureusement, il me reste un peu de Chartreuse.
16:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.08.2008
La lessive Sarko lave plus blanc

22:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Epiclèse du jour : Niké ( Niké signifiant "Victorieuse" pour les membres de l'UMP et pour B. B. qui, bien que méconnaissable, se reconnaîtra)
Alors que les dépêches AFP pleuvent comme les légionnaires sur Kolwezi à la grand époque, je m'apprête à défoncer une porte visiblement déjà ouverte par un autre et ce néanmoins avec l'assurance d'un dépuceleur de femme enceinte : il semblerait que, sur la route de Cythère, une demoiselle se soit amusée à la bagatelle rogatoire et que, sans passer par la case prison, elle ait touché, entre autres choses, le gros lot, prête à enfin devenir "mère de son arrondissement" comme on disait jadis aux Halles. A l'origine de cette nouvelle, des photos prises à la sortie de la dernière réunion Tupperware sur lesquelles cette demoiselle aurait la devanture un tantinet gondolée, le mou légèrement enflé, un peu comme si le parquet avait fait glisser sur un clou rouillé notre mégère aujourd'hui apprivoisée. On l'imagine, fière d'avoir immédiatement répondu aux appels oestrogéniques de Nadine Morano. Elle ne doit pas se prendre pour la queue d'une cerise désormais. J'espère que, jeux de mains faisant, elle n'aura pas attrapé un rhume ecclésiastique. Certaines antichambres bien connues ne sont plus ce qu'elles étaient et certains fleurons du système actuel ne survivent désormais plus que par la grâce des sulfamides et de la pénicilline.
Tout l'équipe d'Hélyoncentrique – et le Dieu libérateur et transcendant sait qu'elle est nombreuse - souhaite à la jouvencelle chaloupée une grossesse au calme, loin des agitations de son existence cadenassière. Qu'elle se retire – contrairement au père putatif du polichinelle susmentionné – de ses basses oeuvres pour élever son enfantelet. Et dès que le ouin-ouin l'ouvrira, pour sûr, elle la lui fermera ...
19:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.08.2008
Brèves éveillées
Xavier Darcos dit « le phoenix pétrocorien », annonce une « liste Darcos » pour permettre aux familles de terrasser l'hydre inflationniste. J'espère que cette liste Darcos aura un meilleur succès que celle présentée aux électeurs de Périgueux en mars dernier et qui ressemblait au final davantage à un martyrologe qu'à un éventuel conseil municipal.
Nadine Morano, la « Sémiramis du Toulois », annonce, intrépide, qu'elle « espère plus en matière de natalité ». Sus à la capote … Gageons que le maire de Nice aura entendu ce vibrant appel aux œuvres de la chair.
Conventicule. Le premier conseil des ministres de la saison aura lieu aujourd'hui. Le mouvement de recteurs tant attendu, notamment pour éviter les escarres, aura-t-il lieu ce matin ? Je croise les doigts tandis que certains doivent assurément, une fois n'est pas coutume, serrer des … dents.
Languistique. Notre député du Boulonnais, Jack Lang, a écrit un « pamphlet » contre Xavier Darcos au sujet des réformes menées dans l'Education nationale. C'est dire si Darcos peut dormir tranquille encore longtemps. Une douce mazarinade. On a le folliculaire qu'on peut.
10:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.08.2008
Lettre (un brin odieuse) à Badinguet, message personnel
Munich, le 20 août 2008 (70 ans déjà ...)
Cher Badinguet,Je sais, Badinguet, que tu lis ce blog avec la même frénésie qui te pousse au train et surtout qui te conduit à réhabiliter – et pas seulement in petto – les phalangistes concussionnaires, avec, soit dit en passant, l'approbation ancillaire de ta moukère à tics. On a les héros que l'on peut. D'aucuns, freudiens, diront même que c'est la figure du père qui aujourd'hui inspire tes dérobades quotidiennes, ton irrépressible fuite en arrière, ta capacité à te départir systématiquement du peu de courage dont la nature t'avait d'ailleurs chichement pourvu, ta propension à constamment administrer et déléguer sous toi. Il faut admettre, cher Badinguet, que si l'Académie des Césars primait la nullité des ganaches empapaoutées de ton espèce, tu serais chaque année lauréat avec les félicitations du jury, tableau d'honneur et cadeau Bonux en prime. La renégate précitée – et surtout prête à tout - ne manquerait d'ailleurs pas de glousser, un genou à terre et la main sur son insigne lie-de-vin, une kyrielle d'épîtres congratulatoires et jaculatoires, un tantinet accentuées, il est vrai, par de vieux relents ménopausiques.
Mais Badinguet, je tiens à te rassurer, tu n'auras plus à fuir ton ombre dérisoire encore très longtemps. Il est, je le crois, des administrateurs qui te préparent un avenir radieux dans une officine où, sois tranquille, tu n'auras plus à prendre la moindre décision qui risquerait de froisser l'improbable pousse-carton subexistant qui par mégarde aurait eu vent, à Paris, de tes prouesses provinciales. Mais pour cela, je t'en conjure, Badinguet, il est inutile d'inonder, comme par le passé, de curriculum vitae les ministères évidemment seuls compétents pour te rendre à ton insignifiance de cloporte dont l'allure niquedouille n'est pas sans rappeler celle des champignons qui pullulèrent, jadis, entre l'Hôtel du Parc et le Pavillon Sévigné. Ta réputation, tes godillots troués, tes bas de pantalons fangeux, ta tignasse pelliculaire et tes chemises auréolées de lâcheté, te précèdent à mesure que ta renommée de jean-foutre cacochyme n'en finit plus de grandir.
Bisous, bisous …
Un admirateur anonyme
13:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.08.2008
Les amis de Monsieur ...
11:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Brèves générales !
Munichoiserie. Notre Emblème à Tics n'est pas Metternich. Ses gesticulations pékinoises avaient déjà largement ridiculisé celui qui, lors de la campagne électorale, s'était rêvé théoricien d'une diplomatie nouvelle, fondée sur le respect des droits de l'Homme. Mais son attitude dans la crise caucasienne risque de faire éclater aux yeux de la communauté internationale l'incurie de Notre Furtif Homoncule, qui, avec la certitude d'un avion renifleur, est persuadé de concourir pour le prochain Prix Nobel de la Paix. Sauf que la Russie de Poutine n'a cure des pitreries intercontinentales de Notre Tartuffe Courtaud. Au point que ce sont aujourd'hui les Etats-Unis qui reprennent la main, convoquant l'OTAN là où l'Union Européenne aurait été bien inspirée de se rassembler à l'initiative de Son Infaillible Énergumène. La diplomatie française et la diplomatie européenne vont connaître des mains de l'Amérique et de la Russie le supplice d'Abélard. Finis Europae.
Que d'eau ... Christine Lagarde a été vice-championne de France de natation synchronisée. Mais que diable a-t-elle changé de voie alors qu'elle s'apprêtait à devenir la Manaudou de la synchronisation, la Kiki Caron du poirier subaquatique ! En revanche, hier à Matignon, François Fillon a quant à lui fait un numéro de brasse coulée qui va rester dans les annales recessionnistes et qui risque de rendre jalouse Sa Grande Baigneuse.
Tu veux ou tu veux pas ? Ce cher Kouchner a semble-t-il in extremis décidé de rencontrer le Dalaï Lama, ayant trouvé opportunément un créneau dans son agenda. Il le fera en même temps que Carla Bruni à Lodève. Il ne manque plus que Rachida et ils pourront faire un poker.
10:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.08.2008
L'opposition, la vraie
08:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.08.2008
Brèves d'Hélyoncentrique
Déboulonné. L'actuelle position du missionnaire sarkozyste Jack Lang en terre socialiste, m'inspire cette réflexion : rattachons le Boulonnais à la Belgique. Le problème est de savoir si les Belges ont mérité cela.
Pékin, Sarkozy zéro. Notre Sublime Pleutre (et Sa Vague Disqueuse ?) a décidé de se rendre aux J.O. D'habitude, ce sont les dictateurs qui font le déplacement en France. On progresse.
Pluraliste que le Roi. Notre Atomiseur Pénétrant a semble-t-il décidé d'anathématiser tous ceux qui oseraient défier son pouvoir. La nomination prochaine des présidents des médias publics par Sa Suffisance risque une fois de plus de couler l'indépendance du service public sous une chape de béton Bouygues. C'est la raison pour laquelle j'invite tous les Français à adresser à Sarkozy un "MERDE" franc et massif comme disait l'autre. En plus, inutile d'affranchir pour lui écrire.
Dans le vice versa. La tradition voulait jadis que, un jour par an, souverains et bouffons changeassent de rôle, l'un pour l'autre. Aujourd'hui, en France, les choses sont bien différentes. Le bouffon règne toute l'année mais d'aucuns aimeraient , rien qu'une heure durant, le voir devenir président. Je sombre, pour finir, dans le plagiat servile - Alain Minc me pardonnera pareille imitation : pour être Président de la République, deux choses manquent à Sarkozy, qu'il soit un président, qu'il y ait (encore) une République.
Lâcheté ? Oui, mais combien ? Un parlementaire français, dont l'ire réversible va demeurer dans les annales, vient d'être nommé à la commission de surveillance de la Caisse des dépôts. Les esprits pernicieux et taquins qui considéreraient que le fieffé couard a obtenu la prébende en échange de sa reddition constitutionnelle sont effectivement sur la bonne voie. L'honneur d'un parlementaire vendu par adjudication, la chose n'est certes pas inédite mais le niveau pétrolifère des enchères, lui, est historique.
13:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La République, collection Harlequin
La camarilla de parvenus et d'incultes qui prétend nous gouverner ne nous épargnera aucune turpitude. Notre Tony Truand et Sa Callas de Franprix ont décidé de noyer les Français dans le marasme sirupeux de leurs fluctuations hormonales. Avec la pudeur et la discrétion des cervidés en plein oestrus, Notre Couple Infernal étale sa vie privée en même temps que la crème solaire, son cynisme en même temps que ses turlutaines. En effet, Notre Rétive Visitandine , récemment sédentarisée sur le plan incliné après des lustres de nomadisme horizontal, crie à chaque journaliste qui passe - et repasse la brosse à reluire - qu'elle souhaite que son Farfadet lui enchatonne un polichinelle dans le tiroir. Comme dialoguait Audiard dans Un singe en hiver, je vous laisse imaginer "l'aspect grandiose du mélange", une sorte de géniture luttant entre des oreilles qui auraient rendu jaloux Louis Leprice-Ringuet et des pulsions sexuelles inextinguibles, une sorte de Rigoletto hormonal en somme.
En toute discrétion, comme si de rien n'était si j'ose dire, Notre Vénale Divette a même cru bon dédicacer son opus vertigineux à la flore gouvornementale. Décidément, la promotion de Notre Sainte Thérèse des Villas est soigneusement garantie par l'Etat, encore mieux que l'emprunt Pinay. Sacem à tout vent.
Tout cela avant d'aller, avec l'illusion de la simplicité, engloutir du melon sur un promontoire maricaud (Maricaud Macias, bien sûr). Un vieux fantasme de Brice Hortefeux, encore meilleur que la crevette Bigeard. Je vous laisse méditer ces incongruités humanistes.
13:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.07.2008
Arnaque et parentèle
On aurait aperçu Charles Debbasch en France. La preuve en image.

13:08 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Brèves estivales qui rient
Réforme constitutionnelle. Comme pour le vote de l'amendement Wallon le 30 janvier 1875, la réforme de Sarkozy est passée à une voix de majorité. Cette outarde canepetière de Nadine Morano aurait demandé ce que des Belges venaient faire là-dedans. La réforme offre en outre, on le sait, la possibilité au Président de ce qui reste de République de s'exprimer devant les chambres réunies en Congrès. Les trois derniers à avoir accompli pareille oraison sont Louis XVI, Louis-Napoléon Bonaparte et Thiers. Autant dire que l'oraison a été funèbre. Je souhaite à M. Sarkozy le même succès qu'aux trois qui précèdent.
Déshabillez-moi. On annonce un mouvement de recteur à la rentrée. Dans certaines académies, la nouvelle est accueillie dans la liesse. On attendait en effet des signes de vie de certains recteurs depuis bien plus longtemps qu'Ingrid Bétancourt. En l'état - enfin, ce qu'il en reste - , certain(e)s secrétaires généraux d'académie vont encore devoir se contorsionner pour parvenir à baisser leur pantalon en même temps qu'ils retourneront leur veste. En cela, la jupe et le Spencer sont beaucoup plus commodes.
12:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.07.2008
Carnet d'été
Légion tout sauf étrangère. Notre Fou de Carla a promu dans l'ordre de la Légion d'Honneur la magistrate qui avait prononcé son divorce. Tout le monde a bien compris qu'il s'agissait d'une récompense pour remercier la juge de sa discrétion dans cette caverneuse affaire. Franchement, Sarkozy qui récompense la discrétion, c'est un peu comme si Benoît-XVI – de nous importuner – devenait l'apo(po)logiste affermi de la capote anglaise ; ou comme si Notre Tentaculifère Biquette se faisait prendre à promouvoir l'abstinence dans les écoles (surtout dans les écoles d'ailleurs).
Préfectorale option pyrotechnie. L'affaire du vol de 28 kilos d'explosif sur site de la sécurité civile du fort de Corbas (Rhône) n'a pas fait sauté – je pouffe – le préfet du Rhône. Pour cette fois, pas de Cuchérisation. Par pudeur, je n'ose dire Géraultisation. Je glisserais. Il n'empêche que Notre Eruptif Myrmidon a dû fulminer contre tous ces « amateurs », ces « maladroits » au sujet desquels il n'en finit plus d'écumer de détestation.
Bruniformes. Des « brunisateurs » auraient été installés à proximité de la tribune présidenteille à l'occasion du défilé militaire du 14 juillet. La camarilla sarkozyste aurait craint de voir entrer Notre Vénérée Cléopâtre en fusion à la vue de tous ces hommes en uniformes. Imaginez la trogne de Notre Sacré Calife, cocufié par et avec la Grande Muette. Notre Sémiramis Semi Mondaine est assurément contre l'armée, tout contre.
Brève ultra. Carla Bruni, certes. Mais il paraît que Brice Hortefeux aussi. A méditer.
Principe de précaution. Xavier Darcos est inquiet et préparerait une circulaire visant à protéger ses représentants dans les provinces. En effet, il craint que certains recteurs, naturellement mornes et diaphanes, ne soient oubliés à l'arrière de leur Vel Satis. Cette vigilance sera sans doute étendue aux « seconds couteaux », les secrétaires généraux des académies. On ne sait si cette mesure s'appliquera aux époux des dignitaires susnommés. Une bouteille de Champagne et une belle rosette seront distribuées aux plus fragiles, afin de lutter contre la déshydratation et les scrupules.
Fluctuat Fenech Mergitur. Là où le sarkozysme passe, plus rien ne repousse, sauf les carrières. L'ancien député UMP, Georges Fenech, invalidé par le Conseil Constitutionnel pour des infractions liées à ses comptes de campagne, va être nommé par Madame Dati « premier substitut affecté à l'administration centrale du ministère de la Justice ». Il faut saluer cette volonté de réhabilitation par laquelle notre ministre de la Justice est taraudée, sans référence aucune, il va s'en dire, aux maîtres cartiers qui, le samedi venu, s'échinent place Vendôme. En ces temps où la présomption d'innocence est livrée sans vergogne au déchaînement médiatique, il faut reconnaître que la nomination de M. Fenech est un acte militant de réinsertion. Songez que cet homme, jadis condamné pour injures raciales en tant que directeur de publication d'une métaphore antisémite, fiévreux thuriféraire du régime d'Omar Bongo et de son scribe fuyard Charles Debbasch, mais également mis en examen et placé sous contrôle judiciaire pour recel d'abus de biens sociaux dans l'affaire Pasqua-Falcone, de surcroît inéligible jusqu'au printemps 2009 pour avoir fraudé avec la législation des comptes de campagne, cet homme donc, avait toutes les raisons de s'inquiéter pour son avenir professionnel. Heureusement, chez Sarko, y'a tout ce qu'y faut ! Evidemment, M. Fenech étant magistrat en disponibilité, il fallait le réintégrer. Mais une prébende de « premier substitut » à la Chancellerie, ce n'est plus une réintégration. C'est une gâterie. Je l'aurais davantage vu juge des affaires familiales à Issy-les-Moulineaux ou encore juge de proximité à Ajaccio. Dans le même temps, le juge Albert Lévy, victime du harcèlement du Front National et subsidiairement victime du jeu de mot assassin pour lequel le juge Fenech a été condamné, a été placardisé vice-président du tribunal d'instance de Vienne – tant qu'il y en a encore un – et se coltine les divorces et les excès de vitesse. J'attends avec une certaine impatience que Patrick Balkany soit nommé Ministre de la Justice.
La Vème couillonne. Pour tout dire, depuis mon exil colliourenc, et sans doute gagné par un optimisme forcé au Banyuls, j'avais d'abord rédigé de ce morceau estival une version dans laquelle le projet de réforme de la Constitution était rejeté ; une version dans laquelle la dignité l'aurait emporté sur la cuisine et l'honneur sur la génuflexion. Mais comme me le rappelle toujours mon excellent ami Antoine, il ne faut pas manger l'ours avant d'avoir enlevé la peau. J'avais en effet sous-estimé la force et l'intensité de ce sarkozysme menaçant qui, parti à la recherche du camp perdu, est parvenu à additionner les lâchetés et les compromissions. Evidemment, Jack Lang a joué un jeu cauteleux. Je ne tirerai pas davantage sur cette ambulance, surtout quand on sait que cette ambulance ne rechigne pas à faire escale régulièrement dans l'antre identitaire mais surtout nationale de Brice Hortefeux, sise 101 rue de Grenelle. Les services par Jack Lang rendus lui permettront, sans doute dans un avenir proche, de renifler à l'envi l'odeur du maroquin. Avant de devenir le premier occupant du titre de « défenseur des droits » nouvellement créé, Jack Lang peut légitimement prétendre à celui de « défenseur de la droite ». Dans quelques mois, à la faveur d'une ouverture, sans doute assistera-t-on à cette malheureuse « vision infernale » au cours de laquelle a porte de la salle du conseil des ministres s'ouvrira pour laisser pénétrer M. Lang marchant soutenu par M. Hortefeux. Enfin, vous connaissez tous Chateaubriand. Je ne peux continuer ce morceau sans faire un sort à ces parlementaires UMP, abusivement flanqués de l'étiquette « gaulliste », qui se sont agenouillés sans coup férir, les deux doigts sur la couture d'un pantalon humidifié par ce qui leur restait de bravoure. Comme aime à le répéter ce cher Alain, un autre excellent ami, on ne peut forcer personne à être courageux. Effectivement, songez à tous ces pauvres députés UMP et apparentés devant lesquels la commination sarkozyste, faite de menace à l'investiture et au redécoupage électoral, a obtenu d'eux ce Fachoda parlementaire. Songez à tous ces sénateurs UMP, centristes et autres comtes qui, un instant et à la faveur du renouvellement de septembre, ont failli voir résilier unilatéralement leur inamovibilité. La fin des privilèges en somme, pire que la nuit du 4 août pour ces « baronronnants » sur le front croulant desquels le cynisme peine à masquer la honte de perpétuellement capituler sans avoir combattu. Enfin, une mention spéciale pour ces parlementaires radicaux qui, par leur vote positif, perpétuent davantage la tradition, tendance Daladier dans sa mauvais période, que Mendès-France. In fine, la messe est dite. Le prince est ravi et ce ne sont pas les quelques cacahuètes jetées à l'opposition qui changeront la donne. Avant de terminer et alors que le soleil s'abandonne aux flots de la Méditerranée, je tenais à accorder une place spéciale au député UMP de la Drôme, Hervé Mariton, qui a cru bon se répandre en héroïsme dans les couloirs du Château de versailles. Après avoir menacé de voter « non », le député s'est ravisé, pour ne pas « entrer en dissidence ». Je pouffe comme dirait Notre Sainte Pétroleuse. On a connu M. Mariton plus propice à l'aventure, lorsque, lors des régionales de 1998, ledit député n'avait pas rechigné à se coucher aux pieds de Bruno Gollnisch, reniant à trois heures du matin ses déclarations antifrontistes pour obtenir du FN de Rhône-Alpes un poste de vice-président de région. Une forme particulière de la dissidence qui rappelle plus le 22 que le 18 juin.
22:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.07.2008
Arrête ton char, Dassault
M. Dassault a fait une fois de plus la preuve que la réforme du Sénat n'est pas une nécessité. C'est une urgence vitale. Comme à son habitude et avec cette paresse labiale si caractéristique des êtres encore fatigués de s'être donnés la peine de naître, Serge Dassault s'est transformé en apologiste vétuste de l'économie chinoise, dont il a pardonné, parmi beaucoup d'autres choses, l'exhalation communisante.
Et notre ami Serge de louer ces travailleurs qui s'échinent - évidemment - 45 à 60 heures par semaine pour un salaire dérisoire et qui, avec un sens de la productivité inné, s'arrangent pour dormir dans les locaux de leur entreprise. Le paradis du patronat en somme. L'Eden des manitous du CAC 40.
Non content de son morceau de bravoure assassin, Serge Dassault en a même profité pour fustiger les salariés français dont chacun sait qu'ils se complaisent dans l'oisiveté, l'assistanat et bien d'autres frivolités masturbatoires. Afin de parfaire sa lancée, que dis-je, sa glissade (attention au col du fémur ...), Serge Dassault a pleurniché sur le déficit de l'Etat, invitant le Président à privatiser La Poste et à virer tous les fonctionnaires. La sournoiserie est piquante quant on sait qu'elle vient d'un homme qui a fait sa fortune grâce à d'opportunes rafales de commandes publiques. J'aime beaucoup Serge Dassault, fasciné que je suis par ces hommes qui se sont construits eux-mêmes, à partir de rien, ou presque, et à côté desquels Sarkozy passerait pour un affreux gauchiste. En tout cas, si le ridicule tuait, Serge Dassault aurait été victime d'une apopléxie foudroyante.
Je profite de ce message pour saluer en passant le recteur Debbasch dont je présume qu'il est devenu un lecteur assidu de ce blog, en grand connaisseur qu'il est de mes fanfaronnades espiègles de boute-en-train. J'espère que mon blog saura égayer sa mornitude.
00:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.07.2008
La France, pays des doigts de l'Homme
Syrial killer. A l'heure où l'éréthisme estival atomise le citoyen qui est en nous, la liste des provocations de Notre Fêlé M'As-Tu-Vu s'allonge de jour en jour à mesure que les valeurs républicaines, quant à elles, rapetissent dans une curieuse figure métaphorique qui n'est pas sans rappeler l'homoncule qui nous gouverne. En effet, Notre Subtile Suffisance s'apprête à déposer aux pieds du président syrien les hommages de la République à la faveur du lancement de l'Union de la Méditerranée et subsidiairement, du 14 juillet. Le sarkozysme plonge ainsi – outre dans les eaux azuréennes depuis son frêle esquif bolloréen et, avec la même assurance d'ailleurs dans les profondeurs sondagières, dans le El-Assadisme. Si les Français n'y prennent pas garde, la France et la Syrie auront effectivement dans quelques années de légitimes motifs de convoler sans rougir.
Pékin mais pas trop. Alors que tous les médias ont l'œil rivé sur la libération d'Ingrid Bétancourt, l'Elysée a profité de la situation pour effectuer un petit dégazage sauvage, à la furtive, comme si on n'avait rien vu. En effet, Sarkozy envisage de se rendre aux Jeux olympiques de Pékin. Le choix de l'épreuve a été très difficile. En effet, la taille du président ne lui a pas permis de s'inscrire au hockey sur gazon, à moins de changer le règlement et de tondre le gazon à ras afin d'espérer apercevoir Notre Fier Destrier. Les épreuves d'équitation lui sont aussi, pour d'évidentes raisons, interdites, sauf si le CIO autorise l'introduction des poneys dans les épreuves de saut d'obstacles. Certains conseillers de l'Elysée auraient préconisé d'inscrire Notre Sulfureux Athlète aux épreuves de ski nautique. Mais Nadine Morano aurait, toujours sagace, fait savoir que la chose était impossible puisqu'il n'y a pas le lacs en pente en Chine …
14:24 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Tout cela va mal finir.
Bienvenue en République Populiste des Invectives. Notre Vénéré Jedi n'est jamais décevant et chaque saillie présidentielle exhale toujours un curieux remugle d'indignité et de provocation. Bientôt, les talonnettes présidentielles du roitelet n'y suffiront plus pour fouler aux pieds tout ce que la République a patiemment produit des décennies durant. Après avoir harpaillé l'armée française avec une violence inouïe qui rapproche plus Notre Piteux Hâbleur du général Boulanger que du général de Gaulle, après avoir occis la laïcité sur l'autel de Saint-Jean-de-Latran, le temps de la lapidation syndicale est venu. Au point de voir le garant de la Constitution se gausser d'avoir décapité le droit de grève par l'adoption du service minimum. A vrai dire, Notre Suprême de Volaille (mes amitiés à Carla) est un « gouverne-petit », un esprit étriqué et instable aux yeux duquel il est impératif d'avoir en permanence une cible à abattre, histoire de montrer qu'il en a dans le chargeur. Minable.
Lâcheté ? Oui mais combien ? L'édifice sarkozyste repose aujourd'hui sur un Etat qui s'affaiblit à mesure que les pouvoirs du Chef s'accroissent. Certains hauts fonctionnaires, dont je tairai le nom pour d'évidentes exigences de dignité, se sont largement départis du reste de sens moral dont ils étaient encore pourvus, ayant abandonné leur conscience au détour d'un avancement d'échelon. Le pouvoir sarkozyste les a réduit, avec leur dévoué consentement, à avoir la force de frappe de la Société des Nations à la grande époque. Et je passe sur ceux qui sont choisis es qualités, grâce à leur charisme de bigorneau qui transforme chez eux naturellement l'obéissance en servilité, l'honneur en discrédit et la loyauté en gâterie. Une vivifiante renaissance de l'esprit maréchaliste en somme. Je dois m'arrêter là, au risque de devenir méchant. Heureusement, il me reste une peu de Chartreuse.
14:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.07.2008
Accusé de réception, levez-vous !
M. Guyot a été mis à la retraite d'office pour manquements graves à l'honneur et à la probité des fonctionnaires. Conformément aux dispositions règlementaires en vigueur, notamment celles du décret 92-657 du 13 juillet 1992, et contrairement à la désinformation qui semble avoir gagné certains esprits, cette décision est immédiatement exécutoire nonobstant d'éventuels recours devant le Conseil d'Etat, et ce à compter de la date de première notification de la décision à l'intéressé par lettre recommandée avec accusé de réception. Par ailleurs, la décision est prise par une juridiction souveraine. Dire que Madame Pécresse dispose d'un pouvoir discrétionnaire sur ladite décision relève non seulement de la faute de droit mais surtout de la malhonnêteté, de la tromperie et du travestissement des faits.
Contrairement à Raymond Domenech, Gilles Guyot, lui, doit donc partir. La porte est grande ouverte. « Retour à la maison mère, au terminus des prétentieux ». Et une fois le recommandé présenté, M. Guyot n'aura plus rien à faire à l'Université. Il pourra, s'il le souhaite, s'inscrire à l'université tous âges, opter pour le programme de randonnée pédestre des retraités de l'Université ou encore jouer au bridge avec Jean-Claude Pfeffer ... Franchement, la chose m'en touche une sans bouger l'autre.
S'accrocher de la sorte à une fonction de laquelle on a été déchu conduirait inévitablement, par exemple, le président Fulchiron à interdire l'accès des locaux au professeur velléitaire. Cette situation me rappelle celle de Claude Marsot, l'ancien secrétaire général, dont la situation avait enfin été réglée après que j'eus envoyé un courrier à Michel Mercier, nouvel employeur de Claude Marsot, le menaçant de poursuites pour détournements de fonds publics et emploi fictif .
Et s'il le faut, je me porte volontaire pour aller, dès lundi matin, vider le bureau de Gilles Guyot.18:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ingrid, Nicolas, Roland, Patrick, Marcel et les autres
Que les Français se rassurent. Nicolas Sarkozy n'est absolument pour rien dans la libération d'Ingrid Betancourt. Pas plus que le recteur Debbasch n'est pour quelque chose dans la mise à la retraite d'office de Gilles Guyot.
Dans l'affaire Betancourt, sans doute des conseillers militaires français ont-ils au mieux enseigné un peu de leur art aux militaires colombiens, notamment s'agissant de l'usage des balles réelles dans les phases de libération d'otages. Et j'ose espérer que Notre Vénéré Guide, tout comme le recteur Debbasch, aura la pudeur de ne pas s'attribuer des mérites qui ne sont pas les siens. Mais vous le connaissez, ce n'est pas du tout son genre.
Je profite de ce message pour adresser à M. Patrick de Carolis mes meilleurs sentiments. En effet, alors que chaque matin je pense en me rasant à la prochaine connerie de Notre Derviche Tourneur, j'ai éprouvé hier matin un réel plaisir à entendre le président de France Télévisions qualifier les positions de Nicolas Sarkozy sur la télévision publique de « stupides ». Que ces mots furent doux à mon oreille. Vous savez, il s'agit de ces petits plaisirs dont Philippe Delerm s'est fait l'expert. Après « le plaisir d'écosser les petits pois » et la « première gorgée de bière », voici venu le temps de « Ecouter la président de France Télévisions se payer l'homoncule ». Je vais peut-être faire une petite rallonge au montant de ma redevance audiovisuelle cette année.
14:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.07.2008
Cet homme est Président de la Républikque et Président de l'Union Européenne
23:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.06.2008
Les Brèves d'hélyoncentrique
« L'ai-je bien descendu ? » Alors que nos militaires semblent confondre balles réelles et balles à blanc, Hervé Morin, toujours sagace, a déclaré au chevet des victimes : « Nous allons tirer toutes les conséquences de cet incident ». Espérons que ce sera à blanc cette fois-ci. Je suggère que le militaire mis en cause soit privé de 14 juillet. Quoique …
Rumeur. Il se dit à Lyon que le recteur Debbasch (Roland) serait sur le départ, appelé à d'autres fonctions à la hauteur de son envergure de haut fonctionnaire. Mais il s'agit sans doute d'une rumeur infondée, comme tant d'autres. On ne voit vraiment pas pourquoi il faudrait mettre à l'index pareil prodige. Un homme qui ne laisse jamais ses interlocuteurs à l'abri d'une fulgurance, d'une saillie brillante. Lyon perdrait assurément un grand juriste, un orateur né ... Et dans le même temps, la secrétaire générale de l'Académie a demandé à changer de corps. C'est une initiative vers laquelle on ne saurait trop pousser l'intéressée.
Lit de justice. Nicolas Sarkozy s'est invité ce soir sur France 3 pour causer Europe. Toute question impertinente sera immédiatement sanctionnée par le renvoi du journaliste concerné, la mise sous tutelle de la chaîne et l'instauration de la loi martiale. Ces salauds de journalistes gauchistes et syndiqués vont savoir pourquoi ils se plaignent. Notre fieffé souverain fera peut-être une apparition dans le série « Plus belle la vie » pour dire aux français que « la politique du pouvoir d'achat, ça marche ». Il envisagerait même de présenter lui-même la météo pour annoncer un été radieux et une température moyenne de 30 degrés, ou de force. Enfin, le ministre de l'identité nationale présentera le nouveau magazine « Dénonce Académy » qui permettra aux bons Français de savoir comment faire pour dénoncer les sans-papiers du quartier à la Préfektür. A France 3, en ce moment, on n'ose plus arroser les plantes, les micros rouilleraient.
13:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.06.2008
Lyon 3 : la grève de la fin.
Reflux gastro-oesophagien. Avec la mise à la retraite « d'office » de Gilles Guyot, Lyon 3 change de régime. Gargantua est en deuil. La Princesse Palatine est orpheline. La rupture est cette fois-ci consommée et la boulimie de pouvoir prend des chemins anorexiques. Les maîtres de conférences qui s'étaient improvisés maîtres d'hôtel, voire maîtres de maison, ont la bombance migraineuse. Le bon temps où l'on pouvait affûter ses meules et se caler les amygdales en toute tranquilité est désormaisrévolu. Certains, incommodés, auraient même glissés, nauséeux, à leurs commensaux : « Tu vois, je ne peux plus manger de caviar, cela me rappelle trop la grande époque ». Le pantagruélique laisse place au frugal.
Débrayage hiatal. Symbole de cette crise alimentaire : l'épouse de Gilles Guyot, qui aurait débuté une « grève de la faim », « pour une justice équitable ». Je ne sais d'ailleurs s'il faut comprendre le terme équitable à la manière de Max Havelaar, dans le sens « qu'on peut acheter à son juste prix » … Sans vouloir abuser de Freud, chacun aura remarqué entre deux lippées que dans le terme « équitable », il y a « table » … Visiblement, le Surmoi de la gréviste ne maîtrise plus rien, et son Ça s'en donne à cœur joie dans la rhétorique sous-ventrière et polyphage. Cet épisode tragi-comique, dans lequel, soit dit en bâfrant, Feydeau aurait sans doute taillé une belle pièce, achève une fin de règne franchement daubée. Mais qui sait de quoi l'avenir sera fait ? A la fortune du pot … mais à la bonne franquette !
10:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.06.2008
Massacre à l'italienne
Une fois n'est pas coutume : c'est de football que je parlerai aujourd'hui. Et oui, alors même que Nicolas Sarkozy joue au petit soldat, alors que la maladie d'Alzheimer néantise inéluctablement nos meilleurs sénateurs qui étaient pourtant passés entre les gouttes de l'énurésie, alors même que certains recteurs d'Académie seraient bien inspirés de faire leurs bagages si par extraordinaire ils ne les avaient déjà faits, j'ai décidé d'évoquer le futile sujet du football. L'équipe de France s'est ridiculisée mardi soir, la chose étant décidément dans l'air du temps (cf. supra). Songez un peu qu'en seulement 90 minutes, les joueurs français ont encaissé deux buts, un carton rouge, une entorse du genou et, cerise sur le gâteau rance, ils ont dû supporter que le sélectionneur, décidément lunaire, profite de ce Waterloo footballistique pour demander la journaliste Estelle Denis en mariage. On imagine déjà le couple convolant avec une quincaillerie de casseroles accrochée au derrière de leur cabriolet tricolore… Plutôt que de pérorer sur la défaite des Français face aux hollandais volants et aux italiens survivants, je propose de parler d'avenir. Eu égard au glorieux parcours de Raymond Domenech, je suggère son entrée au gouvernement. Assurément, il ne fera pas pâle figure aux côtés de pointures telles que Nadine Morano, Xavier Darcos ou encore Fadela Amara. Pour le remplacer, plusieurs noms circulent déjà et je vais en ajouter un à la liste des bookmakers. Il s'agit d'une sorte de haridelle cotée à 20 contre 1, un bourrin de race munichoise incapable de la moindre performance, une enclume des champs de courses qui a une certaine hérédité, un cador de l'enlisement dont les performances pourraient accréditer les pires thèses créationnistes. Evidemment, le portrait criant que je viens de faire m'exposerait à violer à rebours et non sans une certaine jouissance la loi du 29 juillet 1881 sur la presse. Je resterai donc silencieux sur son nom mais les paris, comme le sus-non-nommé d'ailleurs, sont ouverts. Un calisson d'Aix à gagner.
10:55 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.06.2008
Message personnel, le poète Auden me pardonnera ce forfait
Arrêtez les agapes, éteignez les cigares,
Prévenez les vacataires qu'il est sur le départ,
Faites taire les cafards, et leur cortège de fric
Rangez vos loden verts, ils sont anachroniques.
Que les blondes cavettes qui se sentent grevées,
Arrêtent leur tapage : c'est fait, il est Viré
Nouez de crêpe noir ces cravates luxueuses
Cachez vos belles rosettes aujourd'hui si honteuses
Il était votre émir, le caïd, le saint cacique (ou à sept)
Votre semaine d'arnaques, votre agréable viatique,
Votre douceur de vivre, votre gammé mentor.
Je croyais que la honte jamais ne finirait : j'avais tort.
Prévenez les avocats, ils ne seront plus payés
Décrochez l'encenseur, louez des mobile home
Videz les bureaux, et rendez vos diplômes,
Il faut plier boutique, et ne rien quémander.
10:53 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.06.2008
Les Brèves d'Hélyoncentrique
Entrevue d'Erfurt : Sarkozy et Chirac ont déjeuné ensemble. Un goûteur a été convié pour l'occasion et un détecteur de métaux avait été placé à l'entrée du restaurant.
Dati : Nicolas Sarkozy montre au créneau. Songez que pour lui, un créneau est un véritable Everest. Mais Rachida lui a sans doute fait les yeux de l'hymen.
Villa Médicis : Frédéric Mitterrand nommé par Sarkozy. M. Mitterrand, modeste, aurait eu cette phrase (pincez-vous le nez, cela fera plus authentique): « Et sous le soleil incandescent qui baigne chaque jour les ancestrales collines de Rome, un nouvel astre flamboyant vient de surgir, furtif, entre d'Arvor et Benhamou. Rome n'est plus dans Rome, elle est toute où je fuis … ».
Gérard Collomb invite les universités lyonnaises à se « repositionner au confluent ». Le Recteur jubile.
« Bienheureux les fêlés car ils laisseront passer la lumière ». Xavier Zébulon Darcos multiplie les « réformes » comme Jésus les pains. D'ailleurs, il se dit que certains témoins rapportent avoir vu Notre Ministre Pantocrator marcher sur les os de certains syndicalistes. On aurait même vu le recteur Quénet dit Le Zélote retrouver l'usage de sa paire de ripatons, légèrement assisté en cela par l'apôtre Christian Philip. Notre Phare du Bazadais aurait même transformé les tableaux du ministère en magnifiques Vasarely …
11:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.06.2008
Les Brèves d'Hélyoncentrique
To go or not to go ? Mardi prochain, l'ancien président de Lyon 3, Gilles Guyot, sera traduit devant les instances disciplinaires de l'enseignement supérieur. Le nouveau recteur de l'Académie de Lyon, M. Debbasch, s'était fait représenté par sa très fidèle et dévouée secrétaire générale, Brigitte Bruschini, lors des séances d'instruction précédentes. Viendra-t-il lui-même asséner ses banderilles rectorales ou délèguera-t-il sa muleta? That is the question.
C'est l'hymen. Rachida Dati accuse les socialistes d'être responsables du jugement lillois qui a annulé un mariage pour cause de tromperie hyménéenne. Les socialistes seraient responsables de l'échec de la politique d'intégration et du repli communautaire. L'assassinat de l'archiduc d'Autriche, les attentats du 11 septembre et le réchauffement climatique devraient également être imputés à ces salauds de gauchistes. S'agissant du repli communautaire, j'ai le souvenir d'avoir entendu Madame Dati, au cours de la campagne présidentielle, s'ériger en apologiste patentée de l'enseignement confessionnel musulman sous les applaudissements ininterrompus de l'UOIF et de diverses officines du même acabit. Quant à l'échec du modèle d'intégration, s'il était à ce point calamiteux, Madame Dati serait actuellement caissière à Monoprix Châlon-sur-Saône.
Darcos, revenu d'entre les murs. Sale journée hier pour notre phoenix périgourdin. Il a en effet été chahuté aux côtés de François Fillon et de Rachida Dati, venus colloquer sur la toxicomanie en milieu scolaire. Un problème que la famille Dati connaît bien.
Elkabach est mort … professionnellement. Notre perdreau de l'année du journalisme politique va quitter la présidence d'Europe 1, remplacé par un ancien conseiller de François Fillon, Alexandre Bompard. L'indépendance de la presse progresse chaque jour que le Dieu libérateur et transcendant fait.
Mon préfet chez les routiers. Jacques Gérault, préfet du Rhône, a reçu une délégation de routiers mécontents de la hausse du prix du carburant. Comme à son habitude, notre roi de la glisse aurait confié à ses hôtes : « C'est un combat perdu d'avance ».
Enurésie. Si quelqu'un a des nouvelles de Guy L., ancienne figure de l'héroïsme universitaire, de la parole donnée, une vraie métaphore de l'intrépidité, une incarnation du désintéressement, et qui partage en outre avec Roger Karoutchi son goût pour les coiffures discrètes, faites vous connaître.
17:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Iphigénie civile
Rachida Dati, la carte maîtresse de Nicolas Sarkozy – et pour cause ! - n'est pas vierge de tout soupçon dans cette caverneuse affaire de répudiation masquée et il serait temps de déflorer le sujet plus avant. La délicatesse de Caterpillar avec laquelle elle a fondu sur les députés socialistes hier est plus qu'inadmissible. Cet épisode minable symbolise parfaitement l'inaptitude de Rachida Dati à exercer des fonctions qui ostensiblement la dépassent. Acculée sur un problème à la faveur duquel elle a encore tergiversé avec un amateurisme de fonctionnaire stagiaire, Rachida Dati a tenté vainement d'instruire le procès de la politique d'intégration de la gauche socialiste, et très vite à court d'arguments, s'est fourvoyée dans une logorrhée aussi calomnieuse qu'indigente. Et Rachida Dati de couper à cœur et de soulever l'argument malsain de son cas personnel, s'autoérigeant en survivante de la politique de la gauche. L'instrumentalisation des origines et des soi-disant symboles de la méritocratie a des limites au-delà desquelles le citoyen est irrésistiblement tenté d'organiser la Saint-Barthélemy des cavettes. C'est une image, bien sûr. Qui plus est lorsque Cosette exhibe avec une parfaite impudicité une garde-robe dispendieuse. Vous le voyez, la parole gouvernementale a encore hier atteint les cimes de la perspicacité et du discernement.
17:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Rachida's friend
12:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.06.2008
Dati semonce
21:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Beaux réseaux et bas résilles ou comment réussir dans la vie quand on est ...
Un(e) ministre du gouvernement est sociopathe à tendance exhibitionniste. Les faits tendent à le prouver. En effet, l'affaire d'un curriculum vitae arrangé sauce bibiche démontre chez cette personne un penchant pour la manipulation à des fins de gratification personnelle. Autre symptôme inquiétant : son irritabilité qui a transformé son ministère en shadow cabinet et dont la chronicité donnerait la migraine, et pour cause, aux meilleurs chasseurs de têtes. Enfin, troisième symptôme qui soutient le diagnostic : son irresponsabilité maladive, indiquée par cette frénésie poliorcétique à fouler de ses talons Prada payés par la République nos plus anciennes institutions. On pourrait ajouter à cela d'autres signes, tels que l'absence de remords, la recherche systématique d'excuses plausibles, l'incompétence et un penchant notable pour les jeux d'argents. Mais surtout l'inconstance qui peut conduire l'intéressé(e), à proclamer tout et son contraire en moins de temps qu'il n'en faut à Xavier Darcos pour s'acquitter d'une règle de trois. Ajouter à cet ensemble déjà très harmonieux une dévotion naissante pour le souverain pontife, une ardeur exhibitionniste au regard de laquelle Nicolas Sarkozy passerait pour pudique et une éloquence foudroyante qui rappelle davantage Démosthène avant les cailloux que Robert Badinter … Mais de qui peut-il bien s'agir ? Le concours est ouvert.
11:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.06.2008
Les sept nains
Notre Vénéré Vénérien semble avoir réduit, pas seulement au lavage, mais le nombre de ses ministres préférés qui composent désormais cette short list idéale que le monde entier nous envie. Ces sept mercenaires, qui sont à la politique ce que les sept collines sont à Rome – c'est-à-dire des incongruités de travertin, semblent avoir désormais atteint le faîte de l'égrugeoir sarkozyste. Nos septuplés gouvernementaux, cette dream team à mi-chemin entre les sept nains et les sept péchés capitaux, sont en réalité le ciment, le bousillage de l'action gouvernementale septimalisée. Nos sept merveilles du Monde se répartissent de la manière suivante :
Xavier Darcos, dit "Darcosator", symbolise évidemment la pyramide de Khéops, ce dédale de chambres, d'antichambres dont l'équilibre réside sur la règle de trois et au sein desquelles la capacité à demeurer recteur d'académie se mesure à la faculté de ramper en sapeur et en moins de 220 coudées jusqu'à la chambre du Roi. Nadine Morano évoque davantage le Phare d'Alexandrie, en tant que guide, glissière même, de la cote de Sarkozie et des Côtes de Toul. Brice Hortefeux rappelle quant à lui le Mausolée d'Halicarnasse, en tant que fossoyeur des valeurs républicaines même si M. Hortefeux a longtemps refusé cette comparaison au motif identitaire que cet Ali Carnasse serait sans papiers. Luc Chatel, qui tente de paraître luxuriant malgré la pénurie, renvoie plutôt aux Jardins suspendus de Babylone, avec d'immenses grandes surfaces à tous les étages et ouvertes même le dimanche. Xavier Bertrand évoque plutôt le Temple d'Artémis à Ephèse parce que, passez moi l'expression, Bertand, Ephèse qui peut pour chasser Fillon de Matignon. Laurent Wauquiez, ce serait plutôt la statue chryséléphantine de Zeus olympien qui attend son prochain maroquin depuis son piédestal ponot. Eric Woerth pourrait être quant à lui le Colosse de Rhodes du gouvernement, prêt à s'effondrer au moindre séisme fiscal. Vous remarquerez en passant que seule la pyramide de Khéops a survécu aux ravages du temps.
Tout cela nous garantit au minimum sept ans de malheur …
15:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.05.2008
Les Brèves d'Hélyoncentrique
Un mariage annulé faute de chasteté. Vous pensez bien que l’Elysée est en ébullition – paniquée ! - depuis l’annonce de cette nouvelle. L’inquiétude du président serait même palpable.
Dati frappée de nullité ? Rachida Dati ne serait-elle qu’un immense bluff ? La quinte flush royale ne serait-elle en réalité qu’un famélique brelan ? La grogne monte sur les bancs de l’Assemblée face à l’impréparation de la ministre sur le projet de réforme de la Constitution qui se contente de lire les notes de ses collaborateurs. Lesquels collaborateurs ont une espérance de vie au sein du cabinet de Madame Dati qui avoisine celle du piéton sur une bande d’arrêt d’urgences…
Furtif. La résidence du Recteur de l’Académie de Lyon située au 30 rue Cavenne s’appelle désormais « Hôtel académique ». De là à déduire que son locataire actuel est simplement de passage, bientôt appelé à d’autres fonctions, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas. Futur Aix-Recteur, Roland Debbasch ?
Interruptus ? La nomination de Christian Philip au rectorat de l'Académie de Paris serait pour août ou septembre. Toutefois, Claude Guéant aurait un autre candidat à cette fonction. Non, pas Dominique Perben ... Un vrai parcours du combattant la carrière de Christian Philip.
Combat perdu d’avances … Le Préfet du Rhône, le truculent Jacques Gérault, a accueilli les jeunes demandeurs d’emploi à l’occasion d’une Plate-forme des Vocations. Le Dieu libérateur et transcendant permettra sans doute aux candidats d’accéder très vite à la prêtrise, un secteur qui recrute en ce moment à mesure que la laïcité est décimée par les plans sociaux de Nicolas Sarkozy.
Le bateau Decitre, c’est chou ? La grogne semble monter à la centenaire librairie Decitre à Lyon qui a enregistré pour la première fois depuis sa création une journée de grève. Il est vrai que payer des bac + 5 moins de 1000 euros net par mois pour vendre des livres pose un vrai problème. Par ailleurs, on ne sait toujours pas si Guillaume Decitre, actuel PDG de la Librairie et successeur de son père Pierre, a réussi à vendre son beau bateau avec lequel il a fait le tour du monde. Mise à prix à l’époque : 264 000 euros soit 264 mois (22 ans) de salaires dans cette noble entreprise.
09:41 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.05.2008
Les Brèves d'hélyoncentrique
Karma sutra. Sharon Stone semble avoir la même envergure intellectuelle que Marion Cotillard. En, effet, l’actrice américaine a assimilé le tremblement de terre en Chine à un éventuel mauvais karma lié au traitement autoritaire de la question tibétaine. On atteint ici les cimes de la pensée hollywoodienne. Attention à la dépressurisation.
Perben, Gône with the wind. Hier à l’Assemblée Nationale, Dominique Perben était là, raide comme Butler, mimant frénétiquement le sourire enjoué de Jean-Pierre Bacri. Allez Dominique, dans la vie, faut savoir se défoncer !
Repris de justesse. Le 10 juin prochain, Gilles Guyot, l’ancien président de Lyon 3, comparaîtra devant les instances disciplinaires de l’Education Nationale pour « favoritisme, prise illégale d’intérêt et atteinte à la réputation de l’Université ». On annonce beaucoup de témoins cités pour l’occasion. Il se dit même que la Vierge de Fourvière, descendue de son piédestal pour la première fois depuis 1852, souhaiterait assister aux débats. Priez pour lui, pauvre pécheur …
Xavier Jean Marie Martial Darcos, la fierté du Bazadais, le Simon de Montfort de l’école assiégée, a décidément des règles douloureuses, et pas seulement de trois. Il aurait fait passer une circulaire aux recteurs d’Académie, enfin ce qu’il en reste, pour demander de limiter le redoublement car la chose coûte cher. Darcos a fiévreusement et immédiatement démenti. Evidemment, cette circulaire, tout comme certains recteurs, n’existe pas. C’est une invention, un Zabotache de l’AFP, la faute aux régions socialistes. Allez, une petite règle de trois pour finir : avec les 122 000 euros payés par les contribuables pour apprendre à Darcos à causer dans le poste, combien de redoublements pourraient-on financer avec cette somme, sachant que 38 % des élèves redoublent et que le total coûte 1 milliard d’euros.
10:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.05.2008
Ma réforme des institutions
A l'heure où nos parlementaires se rêvent constituants, j'ai décidé de proposer des pistes de réformes pour la Vème République.
Il s'agirait tout d'abord de rendre la vulgarité, la médiocrité intellectuelle et l'inculture crasse incompatibles avec les fonctions de Président de la République. En effet, chacun l'aura constaté, la fonction présidentielle semble se perdre actuellement en aberrations syntaxiques qu'on croyait disparues depuis la mort de Georges Marchais, en références culturelles qui donnent un affolant vertige (Céline Dion, Alain Minc, Didier Barbelivien, Georges-Marc Benhamou…), en pensées philosophiques sans doute inspirées par le Dieu libérateur et transcendant («Ce matin à 4 h 15, lorsqu'on est partis de la maison et quand Carla m'a dit : "Je viens avec toi", c'était quand même une journée qui commençait bien »). Et je passe sur les dégazages sauvages d'onomatopées halieutico-agrestes dont l'actuel président aime à gratifier le provincial en goguette. J'ai bien conscience qu'une telle mesure risque de décimer une partie de la classe politique, surtout à l'UMP et plus encore parmi l'actuel gouvernement où le nombre des esprits incandescents est inversement proportionnel au nombre de candidatures à la tête du parti socialiste.
Au surplus, je suggère d'établir un suivi du nombre de gamma GT du chef de l'Etat avant – et surtout après - chaque sommet international. Boire ou conduire …
Par ailleurs, je propose d'imposer à chaque ministre, avant son investiture, un test de français, à l'instar de ceux que Brice Hortefeux s'échine à ériger en passeport de l'identité nationale. Ainsi, et pour le bonheur de tous, celui qui ne parviendrait pas à passer sous les fourches caudines de la conjugaison du passé antérieur se verrait refuser son maroquin. Là encore, j'ai conscience que ce type d'épreuve serait de nature à constiper certains poids lourds, voire perclus, de l'actuel gouvernement. Sic transit gloria mundi …
Enfin, je propose que tout(e) ministre qui se moquerait cyniquement des citoyens soit inéligible à vie. Ainsi, si Christine Lagarde était de nouveau tentée de suggérer aux Français de faire du vélo pour faire face à l'augmentation du prix des carburants, elle serait empêchée de se présenter aux prochains scrutins. De toute manière, dans son cas, personne ne vote pour elle.
Surtout, je propose d'interdire aux ministres de faire payer au contribuable leurs bas, bas résilles, gaines, jarretelles, guêpières et autres redresseurs de corps. Ou alors, au nom de la parité professionnelle adoptée hier, il faudrait permettre aux membres masculins du gouvernement de faire prendre en charge par les citoyens leurs tangas, turbulettes, nuisettes pour certains et autres slips kangourous.
Une mesure symbolique en passant : qu'il soit prohibé de jouer au poker au ministère de la Justice. Simple principe de précaution.
Autre mesure pour permettre aux fonctions ministérielles de conserver un peu de dignité : il est interdit de faire du chantage au suicide auprès du Président de la République pour devenir ministre. L'intéressé se reconnaîtra. Ou plutôt « Dès qu'il eut lu ce texte, il se reconnut »
Il s'agirait ensuite de supprimer l'Ordre de la Légion d'Honneur dont l'aréopage actuel se lupanarise à la vitesse de propagation de la petite vérole parmi le bas clergé breton au temps d'Unigenitus. Songez qu'à l'heure actuelle certains cadres de la fonction publique se font enrubanner dans une clandestinité équivoque. Là aussi, l'intéressé(e) tout(e) arboré(e) de cresson à la boutonnière se reconnaîtra.
Mesure finale : Tout membre du gouvernement mis en examen devra être démissionné d'office et reconduit en Corse. Et hop, exit Santini !
11:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.05.2008
Les Brèves d'Hélyoncentrique
Carla Sarkozy à Rungis : c’est la frange qui se lève tôt. Notre Vénéré Prophète ab hoc et ab hac, Sa Pythie Talismanique et toute la basse cour se sont transportés ce matin au marché de Rungis. Des membres du gouvernement, comme à leur habitude, auraient servi de pédiluves.
Cire la talonnette et la gigouillette cherra. Le plagiaire Minc a été fait commandeur de la Légion d’Honneur par Notre Chanoine de Latran. Voilà une promotion qui donne de plus en plus envie d’obtenir cette cravate vermeilleuse. C’est même une incitation au plagiat servile.
Avion renifleur. Eric Besson, ministre de la Prospective, et buse parmi les buses, a du mal à conserver ses collaborateurs. C’est un problème récurrent au gouvernement, Rachida Dati ayant transformé la place Vendôme en agence d’intérim. Brice Hortefeux, dont certains collaborateurs pourraient à juste titre mériter le titre de Haut Commissaire, n’a pas ce problème. C’est sans doute un art bien auvergnat de savoir conserver ses collaborateurs.
L’AFP bientôt Agence Fidèle au Parti ? L’UMP a débuté sa première Intifada contre l’AFP, au motif que l’agence refuserait de reprendre in extenso les dépêches de l’UMP. Lors de questions au gouvernement, ce cher Xavier Darcos, à qui l’art de la communication a coûté au contribuable la modique somme de 122 000 euros, a même eu la sournoiserie – voire la gredinerie– de glisser en réponse à un sénateur socialiste : « Vous êtes bien mal informé. Sans doute lisez-vous trop les dépêches de l’AFP ». Au cœur de cette polémique, l’UMP reproche à l’AFP de ne pas avoir relayé suffisamment la condamnation, d’ailleurs frappée d’appel, de Ségolène Royal par les Prud’hommes. Tiens, à ce sujet, parlons justice, de justice pénale cette fois-ci: par exemple, de M. Bédier, ancien ministre au programme immobilier de la justice (!), président UMP du Conseil général des Yvelines, récemment condamné par la Cour d’Appel de Paris à 18 mois de prison avec sursis et trois ans de privation des droits civiques pour "corruption passive" et "recel d'abus de biens sociaux" ; On pourrait, dans le strict respect de la présomption d’innocence, parler de la mise en examen de M. André Santini, actuel ministre de la Fonction Publique, pour «détournement de fonds publics, faux et prise illégale d'intérêt » dans l'affaire dite de la Fondation Hamon.
Mon Palmarès « qu’à moi ». Mes prix d’interprétation– pour des rôles de composition évidemment - auraient pu revenir à :
Brice Hortefeux pour « La cuisine au beurre » et « La Question »
Barack Obama pour « Seule la mort peut m’arrêter »
François Bayrou pour « Orange mécanique »
André Santini pour « L’Enquête corse »
Christine Lagarde pour « A la petite semaine », « La Grande Sauterelle » et « Gas-oil »
Xavier Darcos pour « Le petit Lieutenant », « On achève bien les chevaux », « Ma femme est formidable » et « Remorques »
Roger Karoutchi et François Fillon pour « Le secret de Brokeback Mountain »
Rachida Dati pour « Vénus Beauté Institut » et « Les Dents longues »
Nadine Morano pour « Ridicule »
Nathalie Kosciusko-Morizet pour « Mélodie en sous-sol » et « Les pépées font la loi »
Jean-Louis Borloo pour « Un singe en hiver » et « Le Baron de l’écluse »
Eric Besson pour « Le traître » et « Le salaire de la peur »
Roselyne Bachelot pour « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander »
Dominique Perben pour « Gône with the wind »
Charles Debbasch pour « Par où t’es rentré on t’as pas vu sortir » et « Les grandes familles »
Carla Bruni pour « les Valseuses », « Le feu quelque part », « Combien tu m’aimes ? » et « Lunes de Fiel »
Jean-Pierre Elkabbach pour « 4 mariages et 1 enterrement »
Bernard Kouchner pour « Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques »
Christine Boutin pour « Notre-dame de Paris », « Le Bon Dieu sans confession » et « le Petit monde de Don Camillo »
Jean-Charles Marchiani pour « Au-delà des grilles »
13:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.05.2008
Prébende encore
Y-aurait-il une fatalité à voir intégrer dans la haute fonction publique de l'Education Nationale des hommes politiques au rancart ? Paris et Lyon bruissent en effet d'une rumeur persistante : celle de la nomination dans les prochaines semaines de Christian Philip au poste très envié de Recteur de l'Académie de Paris. L'homme a déjà été recteur, à Clermont-Ferrand et à Reims. Il y a une différence d'expérience notable entre M. Philip et les nouveaux prébendés de l'académie de Paris, Arnaud Teullé et David Teillet, quant à eux récemment entrés dans le corps des inspecteurs de l'Académie de Paris par la voie politique, l'un issu d'un coïtus interruptus neuilléen, l'autre étant un transfuge de l'humaniste UNI. Christian Philip, actuellement conseiller à la Francophonie de Sarkozy dans une sous-pente de l'Elysée Palace se verrait bien terminer sa carrière dans un poste à la mesure de la reconnaissance dont il s'estime naturellement bénéficiaire. Et le château de Ferrières, le « Castel Gandolfo des Recteurs de Paris », n'est pas pour déplaire au futur récipiendaire des honneurs sarkozystes.
Une question haletante est donc soulevée par cette possible nomination : que faire de Maurice Quénet, actuel recteur-inamovible-prorogeable
09:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.05.2008
Service Minimum et Sarkonnerie Maximum
Les enseignants sont dans le Sarkolimateur présidentiel. Sans doute est-ce le penchant naturel de ces êtres supérieurs dont la pratique de la langue française et la culture incommensurable démontrent à l'évidence qu'ils ne doivent absolument rien à l'école. Surtout, le principe de grève lui est insupportable. Comme l'écrivait Roland Barthes, pour la droite, qui plus est sarkozyste, « la grève est un scandale : c'est-à-dire non pas seulement une erreur, un désordre ou un délit, mais un crime moral, une action intolérable qui trouble à leurs yeux la Nature ». En tirant à courte vue sur les grévistes d'hier, Sarkozy a déterré la hache, que dis-je, la francisque, de guerre, persuadé qu'il est d'enfin faire la peau à ces salauds de gauchistes. Dresser les Français les uns contre les autres, émasculer les supposés « privilégiés » sur l'autel d'une prétendue volonté égalitaire, dépouiller les fonctions régaliennes de l'Etat pour mieux justifier leur inefficacité et leur mise au rancart, voilà les nouveaux excitants présidentiels.
Heureusement, Sarkozy ne pèse pas plus que son poids, « qui n'est pas lourd » comme aurait pu dire l'autre. A force de fouler à qui mieux mieux de ses talonnettes présidentielles les principes d'une République dont on a oublié qu'elle était « indivisible, démocratique, laïque et sociale », il faut espérer que les Français, las de se barbifier de sarkozysme, s'éloigneront des sentiers rebattus de la démagogie et du populisme. Sous la plage de sable fin sur laquelle Sarkozy ne manquera pas d'exhiber son opulence présidentielle, cherchons un peu, il y a bien encore quelques pavés …
12:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.05.2008
Alain Morvan dans un lycée lyonnais ce vendredi
Alain Morvan, l'ancien recteur de l'académie de Lyon, révoqué en 2007 par Notre Fêlé Jedi et son Bedeau Samarien, sera présent demain dans un lycée de l'Académie de Lyon pour la première fois depuis son départ. Et ce évidemment pour le plus grand plaisir de son successeur, Roland Debbasch, qui effeuille la marguerite à chaque fois qu'Alain Morvan fait escale à Lyon.
Le motif de sa venue est simple et carminé : il s'agit pour lui de remettre la légion d'honneur au proviseur du Lycée La Martinière-Diderot. Contrairement à certain(e)s dont la remise de gigouillette s'est faite dans la clandestinité, plutôt façon Francisque que façon Croix de la Libération, le proviseur susmentionné assume, à quelques mois d'une retraite bien méritée, de se faire décorer par un proscrit du sarkozysme. Dont acte.
Il y a fort à parier qu'Alain Morvan profite de cette légion d'honneur pour revenir sur la légion d'horreurs dont Notre Invincible Branque a encore gratifié ses sujets en cette soirée de printemps.
22:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.05.2008
Sarkozy lâché par les siens
Ambiance à Copé au couteau et concours de lâcheté hier soir à l’Assemblée Nationale. Lors de l’examen d’une motion de procédure préalable à la discussion du texte sur les OGM, la gauche a mis la droite en minorité, d’une voix, et lui a copé l’herbe sous le pied. Le groupe UMP a écopé d’un ramponeau dont Sarkozy se serait bien passé. Une soudaine et collective envie d’aller faire pleurer le mérinos a décimé le groupe majoritaire au moment du vote. La prostate sans doute. Le lifting de Roger Karoutchi n’a pas résisté à cet affront et le bougre est sorti dilaté de l’hémicycle. Jean-François Copé, quant à lui, a commencé à compter ses abattis et n’ose plus décrocher le téléphone depuis que Sarkozy l’aurait gratifié d’une colère homérique. La droite, concours Lépine 1958 du "vote Godillot", n'est décidément plus ce qu'elle était.
Le plus grave dans cette affaire est sans doute que Sarkozy ne maîtrise plus sa majorité. Il y a une semaine à peine, il chantait pouilles aux 311 députés du groupe UMP et voulait copé court à tous les couacs nés et à naître. Les effets ont duré vingt quatre heures, au plus. La méthode n’est pas la bonne : il faut donner des primes aux députés, ce qui est , outre une nécessité, assurément une contrepèterie.
09:12 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, copé, ogm, karoutchi
13.05.2008
L'Etat impartial est en marche
La video parle d'elle-même. Voir l'enquête sur Amnistia.net : http://www.amnistia.net/news/articles/corsdos/jeanreno/je...
11:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Hélyoncentrifugeuse
Stalingrade honorifique. Jean-Paul Allard, professeur d’allemand à l’Université Lyon 3, et subsidiairement président, en 1985, du jury de la thèse négationniste d’Henri Roques, part et bat en retraite tout à la fois. En effet, l’humaniste susnommé à défaut d’avoir été suspendu a décidé de faire valoir ses droits à la retraite ; et par un excès de confiance sans doute à mettre sur le compte d’habitudes immémoriales, a même caressé la chimère de prétendre au grade de professeur émérite. Au dernier moment, il a renoncé à soumettre cette demande aux suffrages des membres du conseil scientifique, sans doute parce que la nouvelle configuration de l’Université n’autorise plus ce genre de finasseries dont Papa Goudet avait la recette et qui ont donné trente années durant le tournis à Jean Moulin au fond de sa tombe. Pour mémoire et pour rire un peu, l’ancien Président de Lyon 3, l’inénarrable Guy Lavorel, grand pongiste dont le nom est à lui seul une incitation à la rébellion et à l’anagramme, avait fait savoir en 2005 à qui voulait l’entendre, que si M. Allard demandait l’éméritat, la chose serait « automatique ». Et bien non, M. Lavorel, l’éméritat, c’est comme les antibiotiques : ce n’est pas automatique. On peut d’ailleurs conseiller en passant à Juan Carlos Fulchiron, actuel locataire du quai Claude Bernard, qu’il serait d’ailleurs indispensable de ne pas interrompre la prophylaxie en cours d’administration, au risque de devenir résistant au traitement. Un comble …Evidemment, ce n’est pas encore la Movida à Lyon 3. Certains cadavres rances gisent encore dans certains bureaux de fils de Pétain et le port du Loden vert trouve encore grâce aux yeux de certains et ce, malgré le réchauffement climatique. Ils sont maintenant heureusement devenus "un détail" de Lyon 3 ...
Histoire de marquer symboliquement cette retraite, je suggère au Président Fulchiron de placer le bureau de Jean-Paul Allard sous administration quadripartite : une zone pour Alain Morvan, une pour Hippocampe, une pour l’UNEF et une pour l’UEJF.
Petite sœur des pauvres. Gilles Guyot sera visiblement fixé sur son sort disciplinaire dans les semaines qui viennent. On annonce une pénurie de champagne.
Cresson à la boutonnière. Sollicité par votre très humble et très obéissant serviteur, M. Darcos, Ministre du Service Minimum, a décidé, après quelques relances, de faire examiner la situation du Maître de Conférences Jean-Claude Pfeffer au sein de l’ordre des Palmes Académiques. Cet enseignant a été condamné l’an dernier à 3 mois de prison avec sursis et avec logique pour abus de confiance. Il a été par ailleurs exclu de l’enseignement supérieur pour deux ans avec privation intégrale de son traitement pour atteinte à l’honneur et à la probité des fonctionnaires. Son recours devant le Conseil d’Etat a été récemment intégralement rejeté.
10:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lyon3, université, allard, darcos, guyot
Umpiste aux étoiles : Nicolas n'est pas venu
Déception cyclonique aux comices centuriates de l'UMP : Nicolas n'est pas venu fêter l'an I de la République sarkozyste. En vedettes américaines, une kyrielle toute nickelée des virtuoses du gouvernement avait fait le déplacement : Xavier Darcos qui prouve à lui seul que le service minimum est une réalité ; Jean-Pierre Raffarin, le Pire du Milieu depuis qu'il se pique, entre autres choses, de diplomatie chinoise ; Valérie Pécresse, qui réforme l'Université comme on réforme une vache allaitante en fin de carrière avant l'abattage ; Nadine Morano, l'Ovide sidérale de la droite sarkozyste ; Christine Boutin, oblate , ô désespoir …
Rachida Dati, emblème gouvernemental de la discrimination positive grâce à laquelle les talons sont enfin récompensés, n'était visiblement pas présente, retenue qui par une partie de Poker, qui par une séance de shopping, qui par une fermeture de tribunal. Xavier Bertrand était quant à lui empêché par l'enregistrement de l'émission « Bonne Nuit les Petits ».
Cette équipée sauvage a gratifié les encartés de pensées dont je vous laisse apprécier la profondeur pétrolière:
- "Le président n'est pas avec nous ce soir, mais pas loin de nous" (Raffarin évidemment)
- "Nous n'avons pas reculé, les banderoles ne changeront rien à l'affaire" (Xavier Darcos qui sait par ailleurs, comme Brassens, que le temps, aussi, ne fait rien à l'affaire)
Toute cette joyeuse troupe attendait Nicolas comme Napoléon, Grouchy.
Et comme Grouchy, Nicolas n'est pas venu, retardé par une belle paire de fraises.
10:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, darcos, pécresse
04.05.2008
Les brèves d’Hélyoncentrique : en mai, fais ce qu’il te plaît
Blindés. Le Pen renonce au blindé. Alors que Jean-Marie Le Pen s’est encore dernièrement vendu au détail, une autre information de première importance mérite l’attention de tous : Le Pen vend sa voiture blindée aux enchères sur Ebay. C’est la première fois depuis la cacade de Port-Saïd que Jean-Marie abandonne un blindé. Surtout, qu’on se le dise partout : Le Pen roule désormais sans blindage.
Contrepèterie inexcusable / Olympisme partout : La flamme olympique arrive à pied par la Chine.
Devinette : Qu’y a-t-il de plus triste qu’une cravate d’Edouard Balladur. Réponse : deux cravates d’Edouard Balladur.
Sarkolonialisme : A la faveur d’une virée monégasque, Notre Phare de la Pensée a encore rêvé sous lui : « J'ai fait un rêve, c'est que les peuples de la Méditerranée du Nord et du Sud soient aussi imaginatifs et courageux que les peuples de l'Europe continentale ». Sarkozy fréquente trop Alain Minc et comme lui, devient plagiaire. En effet, Michel Sardou avait exactement dit la même chose dans sa chanson Le temps des colonies :
« On pense encore à toi, oh Bwana.
Dis-nous ce que t'as pas, on en a.
Y a pas d'café, pas de coton, pas d'essence
En France, mais des idées, ça on en a.
Nous on pense … »
Pentecôte-rôtie. Quelle différence y a-t-il entre Jean-Louis Borloo et Christine Boutin ? Borloo aime le Chardonnay, Boutin le Chardonnet, et même, pour fayotter sans doute, le « Saint-Nicolas-du-Chardonnet ».
Fond de calotte et encyclique de Sarko. Lors de son interview télévisée, voire téléphonée, de la semaine dernière, Notre Puissant Chanoine Très-Chrétien a récidivé en matière de laïcité et a réaffirmé que prêtres, le pasteurs et autres ministres chamaniques exerçaient un réel primat sur le reste de la communauté éducative. Le prochain conseil œcuménique des ministres du Dieu libérateur et transcendant aura lieu mercredi. On annonce déjà la nomination de Xavier Darcos à l’archidiaconé de Troyes pour y faire appliquer la règle éponyme ; mais aussi l’élévation d’Hervé Morin et d’Eric Besson à la prêtrise. A l’ordre du jour du prochain concile des députés, le vote du rescrit fiscal 2009. Amen.
Darcos de fâcherie. A la une du Journal du Dimanche, « Service minimum : Darcos relance la polémique ». Je plains de tout mon cœur cette « polémique » qui n’avait pourtant rien fait pour mériter pareil châtiment.
Perdu de vue. Si quelqu’un sait où est Dominique Perben qu’il se signale vite. L’UMP est très inquiète et aurait lancé une procédure de recherche dans l’intérêt de la famille. Jean-Pierre Elkabbach aurait annoncé une mauvaise nouvelle le concernant mais, par prudence et par Toutatis, nous vérifions l'information ...
Le saviez-vous ? Bruno Gollnisch et Nicolas Sarkozy sont nés le même jour, le 28 janvier. Mais pas la même année. Tout risque de gemellité parâit donc écarté. Quoique ...
14:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : brèves, lyon, sarkozy, darcos, borloo, boutin le pen
28.04.2008
La citation du jour
"Si vous avez perdu au tiercé, vengez-vous. Mangez du cheval" (Pierre Dac)
11:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.04.2008
Chambres à gaz : quand Le Pen parle, c'est Laval qui rit …
Le Pen, vieillissant, aime relancer tous les cinq ans "le débat" sur l'Etat nazi. Immonde. Dans le magazine « Bretons », notre Trinitain Toluène a cru bon, comme en 1987, qualifier les chambres à gaz de « détail » de la Seconde Guerre Mondiale. A propos de l'extermination des Juifs à Auschwitz, il s'emballe même : « Je ne me sens pas obligé d'adhérer à cette vision-là. Je constate qu'à Auschwitz il y avait l'usine IG Farben, qu'il y avait 80 000 ouvriers qui y travaillaient. À ma connaissance, ceux-là n'ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés ». Le Pen oublie cependant de mentionner un élément important. Les déportés de la IG Farben, pas franchement des "ouvriers", ne fabriquaient pas des jouets à l'effigie du Führer : ils participaient, contraints, à la phase de stabilisation chimique du Zyklon B. Mais ça Le Pen le sait déjà très bien. Ses amis co-fondateurs du Front National en 1972 lui en ont sans doute parlé en grands connaisseurs du monde germanique entre 1933 et 1945, notamment :
- le subtile François Brigneau, qui, fier de lui, s'est engagé dans la Milice au lendemain du Débarquement.
- François Duprat, pape du négationnisme
- André Dufraisse, ancien membre du PPF et de la LVF, surnommé « Tonton Panzer »
- Roland Gaucher, fondateur des Jeunesses nationales populaires, mouvement de jeunesse du collaborationniste, hagiographe de Monseigneur Lefebvre
- Léon Gaultier, un des fondateurs de la Milice, ancien Waffen SS, auteur de Siegfried et le Berrichon, éditeur, avec Jean-Marie, de musique militaire allemande sous le titre « Le IIIe Reich, voix et chants de la révolution allemande » et aussi des meilleurs moments des plaidoiries de Tixier-Vignancourt au procès du général Salan. Excitant, non ?
- Pierre Bousquet, ancien Rottenfürher de la Waffen SS
- Pierre Durand, qui aimait passer le temps en commentant les discours du Führer et du Maréchal
- Victor Barthélémy, ancien secrétaire de Doriot, représentant du PPF auprès de la République de Salo, qu'on aperçut, flânant, dans les couloirs de Sigmaringen en 1944.
Que faire de cette logorrhée obsessionnelle ? La juger, la condamner, et la faire payer, chèrement.
14:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.04.2008
La citation du jour
"Les bons crus font les bonnes cuites". Pierre Dac.
10:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les brèves d’Hélyoncentrique : Hortefeux, Muselier et Sarkozy
Identité remarquable. Brice Hortefeux, notre pétillant ministre de l’identité nationale et autres gourmandises, est très tendu en ce moment. Dans le cadre de la présidence française de l’Union Européenne, il avait eu la bonne idée d’organiser à Vichy une convention ministérielle sur le droit d’asile. En effet, cela faisait bien longtemps qu’on n’avait pas vu de ministres français à l’Hôtel du Parc ou au Pavillon Sévigné. Laurent Wauquiez a considéré que cette idée était déplacée, une « faute de goût ». Et Hortefeux de réhabiliter la cité élavérine, estimant « anormal de vouer Vichy aux gémonies depuis aussi longtemps ». Pour sortir de cette polémique gazeuse, je suggère d’organiser ce symposium identitaire à Montoire, à Beaune-la-Rolande ou à Drancy.
Félonie, aussi ! Renaud Muselier, théoriquement majoritaire à la Communauté urbaine de Marseille, a été battu par le candidat socialiste. Et le pigeon phocéen de gratifier les journalistes d’une fulgurance mac-mahonienne : « Il y a eu des trahisons ». On s’étonne qu’avec autant de perspicacité il n’ait pas su anticiper la félonie.
Casuistique identitaire. Brice Hortefeux a peur du laxisme. Et oui, alors qu’il s’apprête à mettre fin à cette situation intolérable qui voit les chères têtes blondes neuilléennes nourries par des clandestins cégétistes africains, Brice Hortefeux anticipe et fait savoir qu’il « ne veut pas être taxé de laxisme ». Que M. Hortefeux se rassure, nous n’en sommes pas là. Pour l’heure, il n’y a guère que des chantres vespéraux de la défense de l’Occident chrétien, des Gollnisch ou des Henry de Lesquen, qui pensent qu’il est un affreux gauchiste. Que les esprits peu avertis cessent de l’être : Brice Hortefeux est de droite, aussi sûr que l’eau de Vichy est bonne pour le teint.
ORTF. Nicolas Sarkozy, qui gratifie ce soir les Français d’un entretien avec le fleuron de la presse française, a choisi une formule et un décor proches d’une émission appréciée par Notre Souverain Confit, à savoir « L’Heure de Vérité », du regretté François-Henri de Virieu. Un coup de chance que Nicolas n’ait pas été nostalgique de l’Ile aux Enfants, d’Aujourd’hui Madame ou des Jeux de 20 heures.
10:15 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.04.2008
Les Français parlent aux Français
Demain soir dans le poste : En direct de l'Elysée. Une émission classée dans la catégorie "Culture-Infos" sur le site "Programme TV.net". Sans vouloir préjuger des propos qui seront tenus par Nicolas Sarkozy à cette occasion, il me semble que les deux qualificatifs "Culture" et "Infos", qui plus est adossés l'un à l'autre, n'ont rien à faire ici, sauf si, à la dernière minute, Nadine Morano et Xavier Darcos sont conviés à cette veillée funèbre du sarkozysme dégringolant.
Outre le fait que l’apparition présidentielle privera les téléspectateurs d’un quelconque épisode de Monique, femme flic sur TF1 ou d’un passionnant reportage d’Envoyé Spécial portant sur un de ces thèmes dont seul Jean-Marie Cavada avait le secret – du genre « Le viol des femmes en milieu carcéral » - l’interview du Chef de l’Etat risque d’égayer les foyers français bien au-delà de nos espérances. Notre Président a en effet choisi – et oui, c’est comme ça, c’est lui qui choisit – cinq journalistes pour lui passer les plats. Des journalistes qui, au regard de leur liberté d’esprit, rendraient Michel Droit subversif : PPDA, David Pujadas, Yves Calvi, Véronique Auger et Vincent Hervouët. Une absence notable : Arlette Chabot. En effet, la sensualité torride qui émane de la directrice du service politique de France 2 aurait conduit le CSA à interdire l’émission aux moins de 16 ans, ce qui aurait coupé Notre Président de l’électorat qui votera pour les présidentielles de 2012.
A regarder la suite des programmes, on s’aperçoit que les chaînes ont subtilement concocté un Thema Sarko en deuxième partie de soirée. En effet, TF1 a prévu de diffuser cette émission qui fait honneur à la culture et au bon goût si caractéristiques du sarkozysme ambiant : La Méthode Cauet, une méthode que certains s’emploient à enseigner au Président afin d’éviter qu’il ne colle un bourre-pif à François Fillon chaque mercredi matin. Sur France 2, sans doute en dédicace à Emmanuelle Mignon, une conseillère pas du tout sectaire, un documentaire sur l’Ordre du Temple Solaire. Enfin, sur Arte, un reportage sur Mai 68, de quoi combler un Nicolas Sarkozy dont on connaît la vénération pour ces mouvements de jeunesse qui égayèrent les rues de Paris en ce printemps 68 – je veux bien évidemment parler des ambulanciers du Service d’Action Civique …
Face à cette situation télévisuelle décourageante, je n’aurais qu’un conseil : demain soir, éteignez le poste et faites des enfants.
11:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Desproges ...
10:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












